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lundi 19 avril 2010

Japon - Enoshima, Hase, Kamakura


Ce matin, après avoir discuté dans la salle commune du ryokan avec un couple de Cannois dont l'avion a été annulé avant-hier et avec le couple été-automne dont nous avons appris qu'ils pratiquaient le iaido pour lui et l'aïkido pour elle, nous prenons un train de la Shôshan-Shinjuku Line (qui fait partie du réseau JR, de sorte que nous ne payons pas nos billets) pour nous rendre jusqu'à Fujisawa, près de la côte Pacifique. Le voyage dure à peu près une heure et une fois de plus, je suis ravie de la passer à regarder défiler le paysage par la fenêtre.

De Fujisawa, un joli trolley qui longe la côte jusqu'à Kamakura nous dépose à Enoshima, premier arrêt de notre parcours. Nous marchons vers l'île de l'observatoire sous un soleil tiède juste comme il faut; c'est la première fois depuis notre arrivée que je porte un T-shirt manches courtes (ce sera aussi la seule). Tous les restos locaux ne servant que des plats à base de poisson, nous options pour des menus garnis de friture que je transvase soigneusement dans le bol de Chouchou: je ne mange rien dont je vois les yeux.

Malgré l'existence d'un escalator incongru en ce lieu (et payant), c'est à pied que nous montons jusqu'à l'observatoire qui surplombe l'île - une sacrée grimpette! Là-haut, nous sommes surpris de voir un très grand nombre de faucons raser la tour. Puis nous remarquons les panneaux qui mettent en garde contre eux. C'est toujours plus classe que les mouettes, et moins bruyant aussi. En redescendant, j'aperçois un marchand de théières et de tasses dans une ruelle minuscule, et craque finalement pour un petit modèle en terre cuite avec un hibou sur le dessus.

Nous rebroussons chemin jusqu'à la station de trolley et poursuivons sur la même ligne jusqu'à Hase. Là, nous visitons d'abord le Hasedera Temple dédié à Kannon, déesse tutélaire du Japon. Des milliers de petites statues la représentant s'alignent dans un coin, c'est assez impressionnant. La fameuse grotte où elle se serait manifestée autrefois est très basse de plafond par endroits; je dois marcher pliée en deux dans certains tunnels. Ici aussi, quantité de figurines ont été déposées dans les anfractuosités de la roche. Dommage qu'il fasse trop sombre pour prendre des photos décentes. En même temps, contrairement à Chouchou, j'ai zéro spiritualité et ne suis pas vraiment sensible à l'atmosphère de ce genre de lieu.

Etape suivante: le fameux Bouddha, 13,40 mètres de haut pour plus de 120 tonnes. En sortant, je m'offre enfin une de ces superbes crêpes en cornet qui me font envie depuis 5 ans. J'éprouve un peu d'appréhension au moment de mordre dedans, mais elle est aussi bonne que si elle avait été préparée en Bretagne. Chouchou craque et en prend une aussi, mais ne pense pas à replier le fond de son cornet et se met de la sauce au chocolat partout sur les vêtements.

Re-trolley jusqu'à Kamakura où, longeant une rue commerçante dans laquelle nous tombons sur un magasin exclusivement dédié aux goodies Ghibli, nous poussons vers le temple shintoïste Tsurugaoka Hachimangu. Je commence à en avoir plein les pattes, mais nous prenons quand même le temps de rédiger une plaquette votive au nom de Régis: "Paix sur la Terre...", commence Chouchou. C'est moi qui termine: "...et fâmâpoâls!".

Le retour en train me paraît beaucoup plus long que l'aller, sans doute parce que c'est l'heure de pointe et que je suis fatiguée. Nous achetons des plats à emporter au Tobu et les mangeons au ryokan. Pendant le repas, nous discutons avec un couple de Belges qui avaient déjà engagé la conversation hier soir et dont le vol de retour a été annulé. La situation semble s'améliorer en Europe avec la réouverture de plusieurs aéroports dont ceux du sud de la France. Nous croisons les doigts.

dimanche 18 avril 2010

Japon - Tokyo (Harajuku, Ikebukuro)


Le nuage de cendres produit par l'éruption d'un volcan islandais, et ayant entraîné ces derniers jours la fermeture de nombreux aéroports européens dont Roissy, ne fait toujours pas mine de se dissiper. Au ryokan, plusieurs couples de Français ont vu leur vol annulé et ne savent pas quand ils pourront rentrer chez eux. Je commence à paniquer en nous imaginant bloqués ici pour X jours supplémentaires, voire X semaines étant donné le backlog de passagers à rapatrier avant nous. Les compagnies aériennes ne proposent rien d'autre que de rembourser la première nuit d'hôtel supplémentaire et le retour de Narita à Tokyo; le répondeur de l'ambassade de France est saturé et sur place les employés proposent juste l'inscription sur une liste d'attente (attente de quoi?). Et une semaine de séjour non prévu dans une ville aussi chère que Tokyo - surtout pendant la Golden Week! -, ça peut chiffrer trèèèès vite.

Aujourd'hui, unique dimanche de notre séjour, nous allons à Harajuku faire le circuit habituel Takeshite-Dori/Omotesando. Dans la première, nous avons la mauvaise surprise de constater que les Lolita Goths semblent avoir disparu. Apparemment, nous sommes entrés dans l'ère de la fleurette et du canotier: partout, on ne voit plus que ça. Chez Laforêt (équivalent local du 109 à Shibuya), il reste bien deux ou trois belles boutiques de fringues goth/punk, mais elles sont planquées au sous-sol et pratiquent des prix assez prohibitifs. En même temps, comme je ne dois rentrer dans RIEN, pas de regrets. Je m'offre quand même un collier-carotte (oui) dans une boutique d'accessoires rétro à croquer.

Passage obligatoire à Kiddy Land: là non plus, aucune Blythe intéressante; je commence à désespérer. Par contre, il y a deux ou trois Dal assez sublimes qui me font hésiter. Et les merdouilles Hello Kitty et Snoopy occupent chacune un étage entier. Le monde court à sa perte, moi je vous le dis. Dans Omotesando défilent des manifestants écologistes assez calmes et pas trop nombreux, tous vêtus de jaune. Deux paires de policiers encadrent la petite procession. Ca aussi, c'est une nouveauté.

Pour nous remettre de notre déception, nous mangeons dans un boui-boui qui sert des ramen au porc, au comptoir uniquement. C'est hors des sentiers battus, bien qu'à deux pas des "Champs-Elysées japonais" et positivement succulent. Nous passons ensuite à l'Oriental Bazaar pour nos achats touristiques et remontons vers le pont du Meiji Jingu où notre impression initiale se confirme. De Lolita Goths, il ne reste que deux spécimens vêtus de roses et cernés par la foule telle une paire de chimpanzés dans un zoo. Je trouve ça vraiment triste.

Comme il fait très beau, nous décidons de passer l'après-midi au parc de Yoyogi... qui s'avère moche et grouillant de monde. Le seul truc sympa, ce sont les mignonnes jeunes filles qui distribuent des Free Hugs à l'entrée. Bien sûr, nous les faisons poser avec Régis. Pour oublier cette débâcle, Chouchou m'entraîne dans un temple bouddhiste situé non lon d'Ikebukuro, le Gokokuji. L'endroit est très calme, dépourvu de touristes, et il reste assez de cerisiers en fleurs pour prendre quelques jolies photos. Je m'assois le temps de dessiner une statue grimaçante à l'air démoniaque dont j'ai du mal à croire qu'il s'agisse d'un Bouddha; on dirait plutôt un djinn ou une divinité indienne vengeresse. Ce qui ne perturbe nullement le matou blanc et roux vautré à ses pieds.

Retour au ryokan et surf frénétique en quête d'infos sur le trafic aérien, puis envoi de mails à titre préventif (banquier, parents, Sophie qui nous garde les chats, boulot de Chouchou...) et prise d'un demi-Xanax pour arriver à dormir.

samedi 9 mai 2009

Maroc - Marrakech


Quand je me lève, Pascale et Sylvie sont déjà parties. Je suis la prochaine à quitter le riad, mais j'ai encore quelques heures devant moi et l'intention d'en profiter pour terminer mon shopping. Tandis que Doris part chez le coiffeur, Antonia, Valérie, Geneviève et moi reprenons le chemin désormais (presque) familier des souks. Nous retournons au magasin de carnets, puis chez le marchand de théières ou j'avais repéré un joli modèle ancien le premier jour. Je finis par l'emporter pour 250dh, sans trop marchander car il me reste du liquide que je ne pourrai pas rechanger en euros. Quelques jolies cuillères typiques, taillées d'un bloc dans du bois de citronnier, et un petit flacon ouvragé (pour mettre le sable de la page de Sidi Kaoki ramassé jeudi) complètent mes achats. La lumière est très belle ce matin et met joliment en valeur les étalages colorés, mais effrayée par la mésaventure d'hier, j'ai laissé mon appareil photo au riad. Dommage.

Je quitte les filles, qui on rendez-vous avec Doris place Jemma El Fna pour un dernier déjeuner ensemble, et regagne le riad toute seule. A cause d'un camion stationné devant l'entrée du derb, je rate l'endroit où je suis censée tourner à gauche et m'aperçois de mon erreur quand je me retrouve face aux remparts de la medina. Je fais demi-tour et arrive au riad vers 11h, ce qui me laisse le temps de refaire ma valise, de boire un Coca light et de croiser François et sa femme qui rentrent de leur stage de tai-chi. Puis Majoub arrive pour me conduire à l'aéroport. Je repense au trajet fait en sa compagnie il y a huit jours à peine, et à tout ce qui s'est passé dans l'intervalle. La semaine a été riche en enseignements, en découverte et en émotions. Désormais, le tutoiement me vient tout seul (et quelques réflexes de marchandage, aussi). Je dis à Majoub combien j'ai aimé son pays et son peuple, ce qui semble lui faire très plaisir. En me déposant devant l'entrée de Menara, il me prend le visage entre les mains, me serre contre lui et me claque deux bises.

Le trajet du retour est un peu moins agréable. Parce que deux compagnies se partagent mon vol retour vers Madrid et que celui-ci est surbooké, je n'obtiens ma carte d'embarquement qu'à l'heure où ledit embarquement est censé commencer. Et il me reste encore à passer la douane plus le contrôle des passeports. Je suis sur des charbons ardents, craignant de manquer mon premier vol, donc ma correspondance pour Bruxelles, et de devoir passer une nuit de plus à Marrakech ou à Madrid (j'apprendrai plus tard que c'est ce qui est arrivé à Doris et à Geneviève, mais que la compagnie les a logées dans un palace 5 étoiles, ce qui a dû pas mal les consoler!). Mais au final, je réussis à attraper mon avion. Pas mal de turbulences pendant le vol; mon jeune voisin de siège est blême. "No me gusta", m'explique-t-il avec une grimace d'excuse. J'ai trois heures d'attente à Madrid et aucune boutique ne me tente, mis à part un marchand de journaux où j'achète quelques magazines français. Je me pose dans un café où je mange un sandwich au brie (alors qu'il y avait juste marqué "cheese" sur la carte et que le brie est à peu près la sorte sorte de fromage que je déteste) avec des frites froides qui s'avèrent être des Fritelles. Beurk. Le second vol se déroule sans incident, et à l'arrivée vers 22h05, je suis plus que ravie de retrouver Chouchou qui semble avoir passé une semaine difficile en mon absence. La prochaine fois, nous partirons ensemble!

mardi 25 septembre 2007

Japon - retour en France


Réveil à 7h30, lever à 8h, arrivée à la gare d’Ikebukuro vers 9h après avoir copieusement transpiré dans les escaliers avec nos mastodontes à roulettes. Le voyage en Narita Express jusqu’à l’aéroport se déroule sans encombres. La pesée des bagages, en revanche, confirme mes craintes : 26,5 kilos pour ma valise et 28,5 pour celle de Hawk. L’employée nous annonce que nous n’avions droit qu’à 50 kilos à deux et que ça fera 30800 yens de supplément (environ 200 euros). Glups. J’essaie de faire valoir que nous pourrions facilement répartir les quatre kilos excédentaires dans nos bagages cabine et que le poids à transporter par l’avion resterait le même. « Aaah, mais vous avez des bagages cabine ! » s’exclame l’employée en nous faisant signe de les poser aussi sur la balance. Je blêmis en voyant s’afficher un bon 68 kilos. Alors, contre toute attente, l’employée nous fait un grand sourire et nous dit que c’est bon, il n’y a pas de supplément. Je ne comprends rien de rien et ouvre la bouche pour réclamer une explication, mais Hawk me fait vigoureusement signe de la boucler. Bon. L’essentiel, c’est qu’on n’ait rien payé en plus, je suppose.
Je change 20 euros (à 157 yens l’unité, un record !) pour faire quelques derniers menus achats, dont une ravissante fraise en peluche et deux nouveaux parfums de Kit-Kat : melon et pêche, plus deux ou trois magnets parmi lesquels les fameux sushi que je désespérais de retrouver un jour. Je réalise aussi que ceux que j’ai pris pour mes parents ne sont pas les bons, mais il est trop tard pour y remédier. Last but not least, la mignonne palette de gloss Dior que j’avais hésité à acheter à l’aller est moins chère ici, woohoo !
Nous embarquons à bord d’un avion du même modèle qu’à l’aller (assez petit, donc). Nous sommes de nouveau près d’un hublot et le monsieur assis à côté de moi change de siège après le décollage : grand luxe. Je lis le Glamour et le Cosmo anglais achetés à prix d’or dans l’aéroport (1500 yens chacun !) pendant que Hawk, qui avait toujours boudé ce jeu, découvre le Tétris sur la console intégrée dans son fauteuil. Il passe quasiment l’intégralité des douze heures de vol à essayer de s’améliorer. Le voyage me paraît plus long dans ce sens, sans doute parce que je ne dors pas. J’ai beau écrire un peu, je finis par m’ennuyer et par sentir la fatigue de cette journée prolongée par sept heures de décalage horaire.
Nous nous posons à Paris avec une demi-heure de retard dû à des vents contraires. Il est plus de 20h ; la nuit est tombée, il fait froid et nous sommes crevés. Tout est mal indiqué dans Roissy et les chauffeurs des navettes sont super désagréables : pas de doute, nous sommes bien en France. Sur le chemin de l’hôtel, nous restons bloqués un très long moment à la hauteur du terminal 2 pour une raison que personne ne daigne nous expliquer. Enfin, nous arrivons au Suitehôtel où nous avons la bonne surprise de découvrir que notre chambre est une mini suite avec une salle de bain géniale, un chouette coin salon, un micro-ondes et de quoi préparer thé ou café. Dommage que nous soyons trop fatigués pour en profiter dignement… Demain je devrai me lever à 6h pour regagner Roissy, traverser Paris en RER et prendre à Orly un avion qui me ramènera chez moi, loin de Hawk pour la dernière fois.

mercredi 12 septembre 2007

Japon - arrivée à Tokyo (Ikebukuro)

J’avais fait en sorte de terminer tous mes préparatifs lundi soir, ménage compris, afin de partir cool mardi matin. C’était un bon calcul. Mais à mon arrivée à l’aéroport de T/H, le parking longue durée est plein. Je me gare un peu n’importe comment. Au moment d’aller chercher mon Travel Park, le comptoir est fermé. Je dois me résoudre à l’acheter chez Air France, 32 euros au lieu de 20. Glups. Ma bonne humeur en prend un léger coup dans l’aile. Je signale mon problème de place qui n’en est pas une au surveillant du parking ; il me dit de faire migrer ma Twingo vers le parking courte durée et qu’il validera mon Travel Park quand même. Je retourne au parking en courant ; mon sac à dos pèse plus lourd que prévu et je transpire déjà. Au final, une voiture s’en va juste comme je reprends la mienne et je récupère sa place.
Vol T/H-Paris sans histoires. Le transfert d’Orly à Roissy est facile (Orlyval + RER B jusqu’au terminus) mais long et chiant. A Charles de Gaulle, je retrouve Hawk à l’enregistrement. Il est déjà là depuis deux heures et il nous en reste trois à tuer avant l’embarquement. Les boutiques de l’aéroport sont nulles, que sont devenus les duty free d’antan ? J’achète quand même un tube de gommage Idealist d’Estée Lauder à 40 euros au lieu de 50, et hésite mais renonce à une palette de gloss Dior dans un étui en cuir rouge ravissant.
Nous embarquons dans un Boeing 777 de Japan Airlines, avion pas super grand (rangées de 9 places en classe éco) et à 90% rempli de Japonais comme pour nous rappeler que décidément, ce n’est pas la saison touristique en Asie. Nous sommes contre un hublot (que j’ai réquisitionné sans vergogne, prétextant mes difficultés à dormir en avion), pas trop mal placés donc mais avec toujours aussi peu de place pour les jambes. Le vol passe vite : le temps de dîner, de lire quelques magazines, puis je prends un somnifère et ferme les yeux. Le sommeil tarde à venir, mais je finis par en grappiller cinq heures environ - plus que je n'en espérais. Petit déjeuner façon brunch (omelette, fromage blanc, salade de fruits) et nous entamons déjà la descente vers Narita où, annonce le pilote, « il pleut ». Bon, c'est pas comme si on s'y attendait pas.
Dans l’aéroport, les choses s’enchaînent vite et bien. Nous récupérons nos bagages et échangeons nos vouchers contre deux Japan Rail Pass. Pendant que je fais les réservations pour le train de Kyoto dimanche, Hawk va changer de l’argent. Nous sommes pile à l’heure pour prendre le Narita Express suivant. Il ne va que jusqu’à Shinjuku, mais je préfère me taper une correspondance qu’attendre une heure et demie de plus dans l’aéroport.
Dans le train, nous nous trompons de compartiment et nous installons en première classe. Le contrôleur nous redirige vers la voiture voisine. Nous devrions être tout excités, mais la fatigue et la monotonie du trajet nous font somnoler. Je me souviens de ma déception lors de mon arrivée précédente, de cette totale absence de dépaysement que j’avais éprouvée – et qui avait été vite rattrapée par la suite. Le changement à Shinjuku se fait sans difficulté, nous prenons la Yamanote jusqu’à Ikebukuro. Au sortir de la gare, petit moment de flottement devant le carrefour. Cinq minutes à tournicoter, puis je retrouve la grande avenue à partir de laquelle je sais aller au Kimi Ryokan.
Nous avons la chambre 308 : catégorie medium, donc minuscule pour deux personnes (à peine quatre tatami), mais moins chère. Nous payons séparément, ce qui perturbe beaucoup la jeune fille de l’accueil apparemment pas super douée en calcul mental. Je suis contente de ne pas me retrouver dans la même chambre (la 205) ni au même étage que la dernière fois (je ne peux cependant pas m’empêcher d’y jeter un coup d’œil au passage). Nous profitons de l’absence des autres clients pour prendre une douche bien méritée et nécessaire après toutes ces heures de transports en commun. Puis nous ressortons faire un tour dans le quartier.
Le plan est de prendre des bento chez Tobu, puis de balader dans le reste du grand magasin et les petites rues voisines avant de rentrer manger au ryokan, dans la salle commune. L’estomac de Hawk ne l’entend pas de cette oreille, et nous sommes obligés d’intervertir les étapes 3 et 4 après avoir écourté la 2. Ça me fait un peu bizarre de me retrouver assise à cette table en bois mal fichue, à boire ce thé amer couleur de gazon. Ce n’est pas spécialement douloureux, et je ne suis en aucun cas nostalgique de mon premier voyage ; au contraire, je n’ai qu’une envie : « réécrire » par-dessus, le refaire de la bonne manière cette fois.
La balade nocturne dans Ikebukuro Ouest me permet de retrouver mes marques : le drugstore ouvert toute la nuit, le bar à sushi, le bon resto de soba… Nous rentrons vers 21h30, pas très tard mais nous sommes quand même un peu crevés. Chacun de son côté, nous faisons nos comptes et rédigeons nos premières impressions. Harmonie. Je prends un cachet pour dormir en pensant que sitôt la lumière éteinte, nous allons nous mettre à ronfler. Au lieu de ça, séance de galipettes fougueuses mais muettes pour cause de fenêtre ouverte et de cloisons archi-minces. Nous devons nous endormir vers 23h.
PS : Finalement, bien que le ciel soit couvert, nous n’avons pas reçu une seule goutte de pluie aujourd'hui. Pourvu que ça dure !

dimanche 17 juin 2007

USA - retour en France

Après avoir petit déjeuné au buffet de l’hôtel et revu Snoopy, nous passons la matinée à chercher un magasin de comics à partir des adresses que j’ai relevées dans les pages jaunes, car pas d’accès internet dispo. En effet, nous n’avons jamais eu le temps de passer chez Comickaze à San Diego. La première boutique que nous trouvons est fermée. La seconde ne se trouve pas là où nous allons (d’abord dans la mauvaise localité, puis dans la bonne localité mais sur une mauvaise avenue je présume). Je me résigne : je n’achèterai pas le dernier numéro de SIP et ses 4 couvertures différentes aux USA. Dommage.
Nous prenons la direction de LAX. Il ne nous reste pas assez de temps pour aller nous promener, par exemple à Venice Beach, mais il est trop tôt pour enregistrer les bagages. J’attends avec nos sacs à l’intérieur de l’aéroport pendant que les autres vont rendre la voiture à Alamo. Quand ils reviennent (j’ai fini de lire « jPod » en leur absence), nous pouvons enregistrer. J’ai peur d’être en excédent de poids avec mon énorme sac de… plus de 30 kilos, gasp, mais l’employée l’accepte sans sourciller. Idem avec ceux des filles qui affichent un poids similaire. Seul Kris s’en tire avec un modeste 21 kilos, mais il n’a presque rien acheté comme d’habitude.
Le duty free est nul. Nous nous faisons un dernier repas de burgers pas mauvais du tout dans un resto « route 66 ». Puis nous embarquons. Bye-bye les USA. Pendant le voyage du retour, nous traversons une zone orageuse et sommes pas mal secoués durant une bonne grosse heure. Impossible de se lever, et l’envie de faire pipi devient pressante. Je ne m’en tire pas si mal : le type assis derrière moi (et qui m’a agressée en début de vol parce que j’inclinais mon siège) vomit carrément ses tripes. Bien fait, hé hé hé. Ça lui apprendra à rouspéter que je lui « broie les jambes » alors qu’il mesure un mètre douze. Le reste du voyage passe assez vite et nous arrivons à Paris bien moins crevés que les années précédentes. Vive les vols directs!

samedi 26 mai 2007

USA - Miami (Floride)


Hier soir à 2h du mat’ je ne dormais toujours pas ; j’ai dû me résoudre à prendre un demi Zopiclone. Du coup, petit moment de flottement ce matin au réveil (à 6h30) : « Pourquoi y’a une fenêtre à la place de mon armoire à linge ? ». Pas assez dormi mais toujours aussi excitée. J’ai juste eu le temps de me préparer avant l’arrivée de Kris, de Junior et du beau-frère d’Autre Moi qui, fidèle à la tradition, nous a conduits à Roissy. Comme d’habitude, c’est moi qui ai le sac le plus léger : 13 kilos contre 14 pour Kris, 16 pour Autre Moi et carrément 21 pour Junior. Le terminal E, d’où nous devons partir, étant en travaux, c’est un bus qui nous conduit à notre avion. Pour une fois, nous ne poireautons à aucun moment.
Nous avions réservé nos sièges à l’avance mais pour une raison que j’ignore, on nous assigne des places différentes et nous nous retrouvons encore une fois séparés deux par deux. J’hérite d’un hublot, ce qui me change un peu car d’habitude j’écope toujours des places les plus pourries. Le vol est direct, mais 9h30 ça reste long. Et encore, je ne devrais pas me plaindre : j’ai un peu de place pour bouger mes jambes alors que Kris a les genoux qui touchent les épaules depuis le décollage. Pour une fois que c’est avantageux d’être petit ! Je lis Psychologies (le dessin de Voutch semble avoir été fait pour Hawk et moi), New Woman et She. Je dors un peu, la tête calée sur deux coussins. Je prends des photos de Régis. Je teste la PSP de Kris. Je fais un logigramme. Je jette un vague coup d’œil au film, une romcom à la noix avec Cameron Diaz et Kate Winslet dont on se demande un peu comment et surtout pourquoi elle a atterri là.
*
Arrivée à Miami idyllique, bien que l’atterrissage n’ait pas été des plus soft et m’ait filé une nausée carabinée. L’aéroport est infiniment plus petit que ceux de Denver ou de Chicago ; résultat, nous faisons la queue beaucoup moins longtemps à l’immigration et les douaniers sont bien plus sympas. En sortant, nous prenons une navette qui nous emmène directement chez Alamo. Comme je m’en doutais un peu, je ne pourrai pas conduire sans mon permis (que j’ai oublié). Nous sommes invités à choisir notre voiture dans le parking des SUV ; en l’absence du Chevrolet Trailblazer que voulaient les filles, nous optons pour un Toyota Highlander rouge avec vitres teintées et toit ouvrant, la classe ! Junior prend le premier tour de conduite.
Nous trouvons notre hôtel du premier coup ; il est à Miami Beach le long de la plage. La ville aperçue depuis la voiture est exactement telle qu’on la montre dans les séries américaines, notamment Nip/Tuck. Buildings et pseudo-haciendas, palmiers et autre végétation sub-tropicale – curieux mélange de béton, de chrome et de verre avec un style architectural hispanique, tout ça au bord de l’eau et avec du vert partout. Bonne surprise en arrivant à l’hôtel : nous n’avons pas une chambre mais carrément une suite avec salon et cuisine ! Et nous y restons trois nuits, le pied. Petit tour sur la plage, puis je vais squatter la connexion internet pendant que les autres sont à la piscine. Nos élans respectifs sont brisés, respectivement par un client qui attend dans mon dos et par une eau quasi-glacée.
Balade dans les environs de l’hôtel ; il y a une avenue commerçante en parallèle à la nôtre. Courses dans un Publix et apéro + dîner dans la suite. Extinction des feux vers 22h.
(Photo: la plage de Miami Beach devant notre hôtel)

samedi 27 mai 2006

USA - San Francisco, New York (New York)


Levés de bonne heure pour aller visiter le Japanese Tea Garden avant de filer à l’aéroport. Petit dej au resto de l’hôtel et direction Japan Town… Où un portier nous apprend que les jardins se trouvent en réalité dans le Golden Gate Park – trop loin pour faire l’aller-retour + la visite dans le temps qui nous reste. Dépitée, je me retiens de hurler sur Kris qui n’a pas du tout vérifié où nous allions alors que c’est lui qui se charge des plans depuis le début. Mais évidemment, cette fois, c'est pour moi, donc ça n'a pas d'importance... I should have known better. Les autres vont marcher dans les rues derrière l’hôtel ; je remonte dans la chambre où je profite du calme pour appeler Captain.
Cette fois, c’est un chauffeur de taxi russe qui nous conduit à l’aéroport. 38 lbs pour mon sac rouge et 24 pour le noir ; pas étonnant que j’aie eu du mal à les trimballer ces deux dernières semaines. Je craignais de devoir payer un excédent de bagages, surtout sur un vol intérieur, mais non. L’employé d’United qui nous a pratiquement arraché nos sacs dans sa hâte de nous les faire enregistrer m’ayant dit que les repas étaient payants à bord de l’avion, nous déjeunons au food court avant d’embarquer. Je prends un chicken & veggie udon et, par association d’idées, réponds au texto de l'Homme qui me demande si je veux récupérer la table basse du salon, car on lui en a donné une autre. « Non merci. J’ai passé toutes ces dernières années à essayer de te convaincre de la changer. » Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer, vraiment. Le gag n°2, c’est qu’à peine installés dans l’avion, on nous sert l’apéro et un plateau-repas.
Le voyage de 5h30 passe relativement vite et sans encombre. A la sortie de l’aéroport, plusieurs pseudos dispatchers nous proposent la course pour Manhattan à un prix faramineux, alors qu’un yellow cab officiel prend $49 tout compris. Nous arrivons à notre hôtel (non loin du Chrysler Building) vers 23h heure locale. La chambre ne paye pas de mine et les deux lits se touchent presque ; ne parlons même pas de la salle de bain ! Couchés vers 00h15, mais parlé dans le noir pendant presque une heure.
(Photo: cable car et baie de San Francisco; au loin, Alcatraz)

lundi 8 mai 2006

USA - Denver (Colorado)

Lever 7h30. Le beau-frère d'Autre Moi passe nous chercher chez elle pour nous emmener à l'aéroport. Nous sommes tout contents d'avoir déjà nos places réservées (ensemble, donc) et une seule correspondance. 9h pour Paris-Chicago, 2-3h pour le changement et 2h30 pour Chicago-Denver. Le vol se passe assez agréablement malgré une panne du système vidéo (encore!). Je fais des grilles de sudoku - comme environ la moitié des autres passagers -, dévore "Biographie de la faim" d'Amélie Nothomb qui vient de sortir en poche et attaque "Je l'aimais" d'Anna Gavalda. Premier serrage de coeur avec l'histoire de cette femme qui vient de se faire larguer après des années de mariage sans trop comprendre pourquoi.
Puis le personnel de bord annonce que suite à une panne de générateur (celle-là même qui nous a empêchés d'avoir des vidéos), nous devons nous poser avant Chicago, à Toronto plus exactement. "We're treating this as a serious situation". Autre Moi est livide. Junior fait de son mieux pour la rassurer mais n'en mène pas large non plus. Kris masque son stress en réclamant "à manger et des femmes nues". Moi, ça va. Je suis fataliste. Après une manoeuvre d'approche assez bizarre, nous nous posons à Toronto. Des mécaniciens montent à bord et réparent l'avarie. Pendant ce temps, nous bénéficions enfin de la vidéo et regardons tous les quatre "Nanny McPhee" sur nos écrans individuels.
Au bout de deux heures, l'avion repart pour Chicago. Bien entendu, nous avons loupé notre correspondance. Mais les formalités sont assez vite expédiées, et nous rebookés (en éco+) sur un autre vol qui part à 18h50 au lieu de 16h45. Dans l'aéroport d'O'Hare (celui où Soeur Cadette passe si souvent quand elle est en déplacement pour son boulot), je fais une provision de journaux de fille: Us Weekly (Denise Richards en couv), Red Book, For Me et Elle. Je retire $500 en liquide pour les frais communs et les petites dépenses et avale précipitamment une salade de pâtes. Le Chicago-Denver n'est pas très long. Nous sommes séparés et coincée entre deux inconnus, je me contente de lire.
Lorsque nous atterrissons à Denver, il est déjà 20h30 heure locale, et il fait nuit. Une navette d'Alamo nous emmène au parking du loueur, où un employé bouché me soutient qu'on n'a pas pu régler à l'avance le supplément jeune conducteur pour Junior. Il finit quand même par entendre raison. La Chevrolet Malibu qu'on nous attribue ne plaît pas à Junior, et surtout, le coffre arrive tout juste à accommoder nos quatre sacs (en retirant le hayon). C'est Autre Moi qui s'y colle courageusement pour le premier tour de conduite. Le problème, c'est que notre plan Mapquest part de l'aéroport et pas de chez le loueur, qui se trouve à une bonne distance. Nous nous perdons immédiatement, faisons demi-tour en acquittant deux fois un péage pour rien, demandons notre chemin dans un motel, tournons une bonne demi-heure dans le même quartier désert en quête d'un hôtel qui semble ne pas exister. Nous sommes debout depuis près de 24h, nous ne connaissons pas le code de la route américain et nous n'y voyons absolument rien. Devant un Blockbuster fermé, je finis par alpaguer un Black super sympa qui connaît bien la ville et m'apprend que nous nous trouvons complètement à l'opposé de là où nous voulons aller. Avec son aide, nous parvenons à rejoindre le centre de Denver. Nous apercevons même notre hôtel sur la droite de la route, mais la sortie est loin et nous nous re-paumons en essayant de le rejoindre.
Vers minuit heure locale, enfin, nous nous garons sur le parking du Best Western. Autre Moi est restée admirablement calme alors que je commençais vraiment à angoisser (conduire m'a toujours fait flipper, mais là!). Douche rapide mais extrêmement bienvenue. Mes produits de beauté se sont renversés dans ma trousse de toilette et tout mon sac de voyage empeste CK Summer. Un texto de l'Homme achève de me ratatiner le moral. En réponse à mes messages sur nos déboires aériens et routiers, conclus par un mélodramatique "C'est un cauchemar", il écrit: "Ouais, les Dalton au Nouveau Monde ;) Espérons que la suite sera mieux". Il sort d'où ce smiley clin d'oeil pourri? Il croit que ça y est, on est séparés depuis trois jours et il peut déjà faire comme si on était juste de bons potes?
Argh.

mercredi 24 août 2005

USA - retour en France

Dur dur le départ. Il fait encore nuit quand nous quittons le Furama. A l’aéroport, nous enregistrons rapidement les bagages et allons déjeuner chez Starbucks. En l’absence de boîte à lettres, je rebrousse chemin jusque dans l’entrée et finis par convaincre un superviseur d’United Airlines de poster la lettre destinée à l’agence de Frankie quand il rentrera chez lui ce soir. Je dois repasser le contrôle où une queue monstrueuse s’est formée entre-temps, et rejoins les autres 5 minutes avant le début de l’embarquement.
Nous avons été surclassés dans le LA-Washington, et comme nous dormons tous à moitié, le vol passe très vite. Washington-Francfort : je prends la place de Junior qui se retrouvait toute seule sur un des côtés de l’avion, et pour une fois ma B.A. est récompensée puisque les deux sièges voisins du mien s’avèrent vides, ce qui me permet d’étendre mes jambes et de grapiller encore un peu de sommeil.
Le Francfort-Paris, en revanche, est super pénible : notre avion décolle avec une heure de retard et nous sommes passablement cassés en arrivant à CDG. Les bagages sont comme d’habitude très longs à récupérer ; nous passons le temps en nous demandant ce qu’il peut bien y avoir dans les multiples caisses adressées à un sultan malaisien (je ne savais même pas qu’il y avait des sultans en Malaisie).
A la base, il est prévu de rentrer en RER, mais je ne me vois pas traîner mes deux énormes sacs dans des kilomètres de couloirs et de rames bondées ; je nous offre donc le taxi jusqu’à Pétardtown. Pour le reste du monde, il est jeudi, mais il nous semble être toujours mercredi puisque nous ne nous sommes pas couchés. Le lever à LA nous paraît déjà très loin, presque autant qu’un rêve.
Le midi, nous allons manger chez Môman qui nous a fait une quiche lorraine + une tarte aux oignons + des frites maison, miam. Ensuite, nous luttons contre le sommeil avec plus ou moins de succès. Les trois autres s’endorment brièvement sur le canapé rouge pendant que je surfe sur internet. Après avoir raccompagné Kris et Junior chez eux en fin d’après-midi, Autre Moi et moi nous couchons vers 21h30. Cette fois, je n’ai pas besoin de cachet pour m’endormir. J’ai juste le temps d’envoyer un texto à Kris et à Junior : « Première nuit sans vous depuis une éternité. Me demande si j’arriverai à m’endormir sans vos ronflements pour me bercer lol. Bisous les amis. Ce fut grand :) »

samedi 13 août 2005

USA - Phoenix (Arizona)

Cette fois, ça y est, on est (presque) partis ! Je suis arrivée à Paris en train hier ; on a tous dormi chez Autre Moi car ce matin, départ très tôt : 5h45 ! Elles commencent bien, les vacances ! (Et elles finiront encore mieux, puisqu’au retour, on a un vol à 7h50, ce qui veut dire 5h30 à l’aéroport.) Kris m’a réveillée en allumant la lumière dans le salon ; comme il m’avait laissée dormir dans le canapé, je ne vais pas le tuer tout de suite, mais il a intérêt à ne pas en faire une habitude. Bref. Le beau-frère d’Autre Moi nous a conduits à CDG. On a enregistré les bagages et déjeuné. Là, il nous reste une heure à tuer avant l’embarquement.
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Première partie du voyage, la plus courte et sans doute la moins pénible : Paris-Francfort. Avec la maudite Lufthansa (et vu l’heure, on ne profite même pas de son unique avantage, les super plateaux-repas). Tant pis. Pour la suite, on volera sur United Airlines, ça devrait être plus confortable. Autre Moi et Junior toutes stressées au décollage, mais finalement moins que je ne m’y attendais. Je suis encore à côté de l’aile ; apparemment, c’est mon destin - comme c’est apparemment le destin d’Autre Moi de se faire fouiller :) Les nuages forment des nappes toutes plates au-dessus de l’Allemagne, j’avais rarement vu ça.
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15h45 heure de France. On est en train de dépasser l’Islande (que je ne situais pas du tout là). Après le déjeuner (plateau pas aussi bien que ceux de la Lufthansa, alors que les sièges sont toujours aussi petits -> on n’a pas gagné au change), Kris et moi nous sommes extirpés de la rangée où nous sommes coincés au milieu pour aller aux toilettes et voir Junior et Autre Moi. Il s’avère qu’elles sont en Economy + et que si je n’avais pas fait changer Kris de place, il aurait été à côté d’elles, donc près d’une allée et avec la possibilité d’étendre ses jambes. Sur ce coup-là, je culpabilise un peu. En même temps, j’aurais trouvé ça injuste d’être seule au fond, et je ne crois pas que ça m’aurait mise dans de bonnes dispositions pour la suite. Vu « Madagascar », gentillet sans plus. Vais m’arrêter là car plus de lumière (mais pourquoi, pourquoi, alors qu’on est en plein jour ?). J’utiliserais bien la veilleuse mais Kris essaye de dormir, et je lui ai déjà fait assez de misères pour aujourd’hui…
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Le Francfort-Chicago n’en finit plus. Encore une bonne heure. Je n’ai pas dormi, on se gèle dans la cabine, et on n’aura même pas le temps de faire du shopping en duty free à Chicago. Zen, restons zen.
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Chicago-Phoenix. Pas mal de turbulences et la fatigue commence à se faire sentir. Les trois autres se sont endormis la bouche ouverte pendant le film (« Monster in law ») ; j’ai pris une superbe photo :D Je suis fracassée et je n’ose même pas aller me regarder dans la glace des toilettes tellement ma tête doit faire peur. A mon horloge bio, il est 2h40 du matin et j’ai dormi 4h la nuit dernière – cheers. Mais il faut tenir pour attaquer le séjour du bon pied demain.
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Enfin arrivés ! Le temps qu’on récupère nos bagages (moins celui d’Autre Moi qui aura décidément accumulé les petits tracas pendant ce voyage) et qu’on sorte de l’aéroport, il faisait déjà nuit. Mais la chaleur encore étouffante nous a assaillis immédiatement. On se serait crus dans un four, j’espère que ça ne va pas être comme ça pendant dix jours. Une petite demi-heure de navette et débarquement au Fairfield Inn de Scottsdale. Autre Moi et Kris sont sortis chercher à manger. Je viens de prendre une douche brûlante (car pas réussi à régler le mélangeur) mais bienvenue. Ah, revoilà les autres avec… Non, sans la bouffe car tout est fermé. Argh. J’ai faim.

lundi 2 mai 2005

Japon - départ de France


La première surprise, c’est qu’en cette saison, il fait jour à six heures du matin :)
Poids de nos bagages soute à l’enregistrement à Marignane : moi 11,1 kgs, Ilona 10,4 kgs, l'Homme 14,8 kgs, Patrice 16,7 kgs. Les filles ont des sacs à roulettes rouges et les garçons des sacs à roulettes noirs… Dommage qu’il n’y ait eu personne pour nous prendre en photo de dos sur le parking !
Couchée hier soir vers 23h, réveil à 5h30, levée à 5h50. Quelques bâillements dans la voiture mais pas fatiguée du tout bien que je sois loin de mon quota de 9h de sommeil. J’espère que j’arriverai à dormir un peu dans l’avion, sinon la journée de demain risque d’être rude !
Aéroport de Francfort (paraît-il le plus grand d’Europe) : à peine le temps de faire une boutique de duty free (les clopes coûtent 22 € la cartouche contre 49€ en France ; dommage qu’il n’y ait pas les miennes) et d’acheter un bouquin que déjà, il faut se présenter porte B42. Les garçons ne sont nulle part en vue ; Ilona et moi finissons par les retrouver attablés devant une bière alors que l’embarquement est sur le point de commencer. La prochaine fois, on leur mettra une laisse.
Dans l’avion qui nous emmène à Tokyo. Nous avons décollé avec une grosse demi-heure de retard. Les places sont très exigues et aucun des films proposés ne m’intéresse ; par contre le menu a l’air sympathique, et ça tombe bien parce que je suis en train de digérer mon estomac.
Outre la découverte d’un pays qui me fait rêver depuis toujours, je suis enchantée à l’idée d’être injoignable pendant deux semaines : pas de coups de fil du boulot, pas d’appels au secours de ma famille, pas de contact avec les VIP et aucune corvée matérielle genre remplir le frigo ou faire à bouffer. Joie.
4h40 heure de Tokyo. Impossible de dormir, et le vol n’en finit plus. J’ai pourtant déjà fait des voyages en train de plus de dix heures, et je ne me souviens pas d’avoir trouvé ça aussi long.
(Photo: drapeau japonais, prise par l'Homme)