Je me réveille ce matin les mollets couverts de piqûres d’araignée bien rouges, et qui démangent un maximum. Plus tard, je m’apercevrai que j’en ai aussi sur les bras et les mains. Ça m’apprendra à vouloir jouer les dryades. Mon faune s’en tire mieux que moi : il faut dire qu’il n’était pas en bermuda, lui.Dans le bus qui nous emmène au Nanzenji, nous discutons avec un jeune Allemand multilingue et comparons nos expériences respectives de voyageurs.
Comme je m’y attendais, la visite d’un des temples zen majeurs du Japon ne me bouleverse guère, mais Hawk semble beaucoup apprécier. La seule chose que je retiendrai, c’est la présence fort incongrue d’un aqueduc romain dans le jardin. .jpg)
Nous prenons ensuite le Chemin des Philosophes, ou Testugatsu no Michi, en direction du Ginkakuji. La balade est agréable et le serait encore davantage par une température plus clémente. Nous nous arrêtons pour manger dans un minuscule restaurant d’okonomiyaki. Il n’y a que six tables, dont deux japonaises (=basses, devant lesquelles on est censé s’installer en seiza). La propriétaire nous assigne l’une de ces dernières mais, clémente, nous fait signe de nous asseoir normalement. Nos okonomiyaki au porc sont délicieux et très appréciés. Nous passons un chouette moment dans ce boui-boui typique dont la propriétaire est aux petits soins pour nous.
La seconde partie du Chemin des Philosophes longe un canal bordé d’arbres qui nous apportent un peu de fraîcheur. En début d’après-midi, après avoir marché environ trois kilomètres, nous atteignons enfin le Pavillon d’Argent, ou Ginkakuji. Jamais achevé, plusieurs fois brûlé, celui-ci ne paye pas de mine. Mais les jardins alentour sont sympathiques. Je constate que l’étiquette des mousses VIP dont j’avais posté la photo sur le forum des filles il y a deux ans et demi est désormais à moitié arrachée et illisible. How symbolic.
En ressortant, Hawk passe un loooong moment aux toilettes. Ou bien il a mangé quelque chose qui ne lui a pas réussi (étrange, car nous avons consommé les mêmes plats ces derniers jours et je me porte comme un charme), ou bien le dieu renard nous a maudits pour nos frasques d’hier dans son temple.
Dans une des boutiques de l’allée qui descend vers l’arrêt de bus, j’achète un chapeau bleu marine comme beaucoup de Japonaises en portent. Ça me va bien et ça me protègera un peu. Mon joli chapeau de pluie rose à pois blanc est dans mon sac à dos depuis le début du voyage, et il n’a pas servi une seule fois..jpg)
Nous descendons du 203 dans Shijo Dori, à la hauteur des arcades couvertes dans lesquelles nous nous sommes baladés l’autre jour. Après un goûter rapide chez Mister Donut, nous visitons le Nishiki Market. Tout ce que j’ai à en dire, c’est que ça pue mais que je reste stoïque pendant que Hawk mitraille les bacs de poissons crus, de poulpes et de légumes marinés. Nous nous mettons ensuite en quête d’un bureau de change censé se trouver au rez-de-chaussée du grand magasin Hankyû, et qui se situe en fait dans le même immeuble mais à l’extérieur du depato.
Petit shopping dans une avenue parallèle à Shijo Dori et qui rejoint les arcades couvertes. J’achète de la lingerie cheap chez Aimer Feel (où la vendeuse et moi nous prenons un peu la tête sur une histoire de promo avant que la lumière se fasse jour dans mon esprit), de la papeterie chez Neo-Mart (magasin de gadgets import US) et chez Loft. C’est amusant de faire les boutiques avec Hawk ; il aime les trucs de grands mômes autant que moi et ne s’impatiente jamais quand je traîne dans les rayons.
Nous cherchons vainement dans Kiyamachi un café végétarien signalé par le Lonely Planet (ce guide indigeste que je déteste). Nous finissons par nous rabattre sur un resto où nous mangeons bien, voire très bien, mais où les portions sont assez ridicules et l’addition plutôt salée en raison d’une mystérieuse « table charge » de 500 yens par personne. Nous longeons Pontocho qui malgré les touristes ressemble assez bien à mes souvenirs du film « Geisha ». Je voulais retourner au Yasaka Shrine, mais je ne m’en sens pas le courage ; nous rentrons donc au ryokan vers 21h.
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Nous prenons ensuite le Chemin des Philosophes, ou Testugatsu no Michi, en direction du Ginkakuji. La balade est agréable et le serait encore davantage par une température plus clémente. Nous nous arrêtons pour manger dans un minuscule restaurant d’okonomiyaki. Il n’y a que six tables, dont deux japonaises (=basses, devant lesquelles on est censé s’installer en seiza). La propriétaire nous assigne l’une de ces dernières mais, clémente, nous fait signe de nous asseoir normalement. Nos okonomiyaki au porc sont délicieux et très appréciés. Nous passons un chouette moment dans ce boui-boui typique dont la propriétaire est aux petits soins pour nous.
La seconde partie du Chemin des Philosophes longe un canal bordé d’arbres qui nous apportent un peu de fraîcheur. En début d’après-midi, après avoir marché environ trois kilomètres, nous atteignons enfin le Pavillon d’Argent, ou Ginkakuji. Jamais achevé, plusieurs fois brûlé, celui-ci ne paye pas de mine. Mais les jardins alentour sont sympathiques. Je constate que l’étiquette des mousses VIP dont j’avais posté la photo sur le forum des filles il y a deux ans et demi est désormais à moitié arrachée et illisible. How symbolic.En ressortant, Hawk passe un loooong moment aux toilettes. Ou bien il a mangé quelque chose qui ne lui a pas réussi (étrange, car nous avons consommé les mêmes plats ces derniers jours et je me porte comme un charme), ou bien le dieu renard nous a maudits pour nos frasques d’hier dans son temple.
Dans une des boutiques de l’allée qui descend vers l’arrêt de bus, j’achète un chapeau bleu marine comme beaucoup de Japonaises en portent. Ça me va bien et ça me protègera un peu. Mon joli chapeau de pluie rose à pois blanc est dans mon sac à dos depuis le début du voyage, et il n’a pas servi une seule fois.
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Nous descendons du 203 dans Shijo Dori, à la hauteur des arcades couvertes dans lesquelles nous nous sommes baladés l’autre jour. Après un goûter rapide chez Mister Donut, nous visitons le Nishiki Market. Tout ce que j’ai à en dire, c’est que ça pue mais que je reste stoïque pendant que Hawk mitraille les bacs de poissons crus, de poulpes et de légumes marinés. Nous nous mettons ensuite en quête d’un bureau de change censé se trouver au rez-de-chaussée du grand magasin Hankyû, et qui se situe en fait dans le même immeuble mais à l’extérieur du depato.
Petit shopping dans une avenue parallèle à Shijo Dori et qui rejoint les arcades couvertes. J’achète de la lingerie cheap chez Aimer Feel (où la vendeuse et moi nous prenons un peu la tête sur une histoire de promo avant que la lumière se fasse jour dans mon esprit), de la papeterie chez Neo-Mart (magasin de gadgets import US) et chez Loft. C’est amusant de faire les boutiques avec Hawk ; il aime les trucs de grands mômes autant que moi et ne s’impatiente jamais quand je traîne dans les rayons.Nous cherchons vainement dans Kiyamachi un café végétarien signalé par le Lonely Planet (ce guide indigeste que je déteste). Nous finissons par nous rabattre sur un resto où nous mangeons bien, voire très bien, mais où les portions sont assez ridicules et l’addition plutôt salée en raison d’une mystérieuse « table charge » de 500 yens par personne. Nous longeons Pontocho qui malgré les touristes ressemble assez bien à mes souvenirs du film « Geisha ». Je voulais retourner au Yasaka Shrine, mais je ne m’en sens pas le courage ; nous rentrons donc au ryokan vers 21h.