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jeudi 15 avril 2010

Japon - Tokyo (Roppongi, Ikebukuro)


Ce matin, nous sommes hyper excités à l'idée de visiter (pour la 2ème fois) le musée du Studio Ghibli. Mais lorsque nous arrivons à Mitaka après un looong trajet dans un métro glacé de la Chuô Line, plus un trajet en navette avec un chauffeur mal aimable, l'employé ne jette qu'un coup d'oeil à nos billets avant de lâcher sur un ton sans appel:
- Ziss iz for toumorro.
Grand moment de solitude. Effectivement, j'avais demandé à Chouchou de réserver pour le premier jeudi de notre séjour, mais les billets mentionnaient juste "April the 16th"... et à aucun moment je n'ai calculé que ce n'était pas la date d'aujourd'hui.



Nous rebroussons chemin sous la pluie. Il est déjà 11h et la journée menace de partir en sucette. Aux grands maux les grands remèdes: nous basculons sur le programme de demain et filé vers Roppongi pour manger au Hard Rock Café et y faire quelques emplettes. Bilan des courses: une très belle veste en coton huilé aspect cuir pour Chouchou, un sweat noir et blanc à manches courtes et un shot glass Tokyo édition limitée pour moi. Dans le resto, la serveuse s'extasie sur Régis; elle a bon goût cette petite. En attendant notre commande, je dessine vite fait deux des guitares accrochées aux murs. Puis Chouchou se goinfre un BBQ bacon cheeseburger Chouchou tandis que je déguste délicatement ma Cobb salad - nous avons tendance à prendre toujours la même chose au HRC. En dessert, nous partageons un cheesecake - un vrai avec la croûte en Graham crackers et une sauce aux fraises subliiiiime - à partager. Burps. Un estomac plein et des oreilles qui résonnent encore de bon vieux rock = un moral de nouveau au beau fixe, contrairement à la météo.

Nous nous rendons ensuite au Musée Mori où a lieu une expo de jeunes artistes japonais intitulée Roppongi Crossing 2010. Non seulement c'est génial, mais on a le droit de prendre des photos de la plupart des oeuvres! J'apprécie particulièrement les arbres découpés par Teruya Yuken, avec une minutie époustouflante, dans des sacs de McDo ou de marques de luxe telles que Vuitton ou Prada. Au milieu de notre visite, nous avons la surprise de tomber sur Marion, son père et sa soeur. Puisqu'ils vont aussi au Musée Ghibli demain, nous nous donnons rendez-vous afin de déjeuner ensemble au Straw Hat Café.

Retour au ryokan pour déposer le shopping, puis direction Ikebukuro Est. Nous ne trouvons pas grand-chose chez Animate et en ressortons assez vite pour nous rendre à Namjatown. Ce parc d'amusement en intérieur, que nous avions traversé en coup de vent à l'heure de la fermeture en 2007, est un endroit hallucinant vu en plein jour et en activité. Quatre thèmes se partagent deux étages: les glaces, les desserts, les gyozas et... les massages. Quelque part au milieu de ce fouillis se trouve une sorte de couloir halloweenesque plein de squelettes, de pierres tombales et de jeux mécaniques tous plus lugubres les uns que les autres. Nous ouvrons des yeux ronds à tous les coins.

Chouchou s'offre une partie de jeu vidéo (un shoot'em up appelé "Time crisis") et moi un massage des pieds d'un quart d'heure, administré par un Japonais qui rigole derrière son masque. Chacun ses petits plaisirs. Notre choix d'échoppe de gyozas est moins heureux: je n'ai jamais mangé de raviolis japonais aussi mauvais, même en France! Je regrette très fort ceux à l'ail que nous avions dégustés en poussant des cris de bonheur la dernière fois.

lundi 12 avril 2010

Japon - Tokyo (Ikebukuro)


Dimanche 11: Les vacances commencent par un gros coup de stress. A cause des grèves de la SNCF, le TGV qui doit nous amener à Paris est détourné par Lille. Nous arrivons à Roissy avec une demi-heure de retard, et le drop-off bagages est épouvantablement engorgé. Résultat: nous finissons par déposer nos valises à 12h55 alors que notre embarquement était censé débuter à 12h45! Et il nous reste encore le contrôle sécurité à passer...

Finalement, nous ne ratons pas notre avion: nous décollons juste avec presque une heure de retard car tous les passagers étaient dans le même cas que nous. Mais je n'ai pas eu le temps de m'arrêter dans une pharmacie, ce qui va me valoir le plaisir de réclamer des laxatifs en mauvais japonais une fois à Tokyo, histoire de contrer l'inévitable effet "tuyauterie bouchée" du changement d'environnement, de rythme et de régime. *soupir*.

Autre désagrément: le premier plateau-repas dégueu qu'on m'ait servi sur un vol long courrier. Oh, et j'essaie de regarder "Where the wild things are" mais comme je suis près du hublot, je n'y vois rien entre les reflets sur mon écran et les images naturellement sombres du film. Grmbl, grmbl. Prenons un demi Xanax et tentons de dormir.

Lundi 12: Finalement, ni Chouchou ni moi n'avons réussi à fermer l'oeil dans l'avion. Pourtant, le vol est passé assez vite. Arrivée à Tokyo à 9h et des poussières heure locale, par 8° dehors et une pluie battante. Formalités hyper vite expédiées, merci l'efficacité nippone! Juste le temps de changer nos bons pour les Japan Rail Pass et de prendre une canette de Coca dans un distributeur et hop, nous sautons dans le Narita Express de 10h15 direction Ikebukuro. Je me sens plutôt en forme, beaucoup plus en tout cas que lors de mes deux voyages précédents.

Notre premier achat à Tokyo est un parapluie moche mais pas cher, dans le métro. Après avoir déposé nos valises au ryokan, comme notre chambre n'est pas encore prête, nous ressortons déjeuner. Nous ne trouvons pas de corner resto intéressant dans les food courts de Tobu ou Seibu (qui ont été réaménagés depuis notre séjour précédent), si bien que nous atterrissons... au KFC, où ils servent des portions de nains. Ici, un menu se compose de 2 morceaux de poulet et de 12 frites - contre 4 morceaux en France et 6 aux USA: inutile de se demander comment les Japonais restent si minces.

Les courses qui suivent, chez Tokyû Hands, sont fructueuses comme d'habitude: pleiiiiiiin de deco tape! Mais Chouchou tombe de sommeil, alors après avoir acheté des gyoza pour ce soir et de la salade de fruits pour demain matin, nous rentrons au ryokan pour une petite sieste... qui se prolonge finalement jusqu'à 18h.

Nous ressortons dans la pluie et le froid pour nous rendre chez Bic Camera, où j'achète mon Instax soldé, en chocolat plutôt que blanc et rose. L'exploration de Tobu s'avère décevante: rayon papeterie bof, pas vraiment de théières en fonte, et en cherchant des cosmétiques nous nous paumons complètement ! Il est temps de rentrer manger nos gyoza et surfer sur internet - car désormais, le Kimi est équipé d'une connexion wifi, même si elle ne fonctionne qu'au rez-de-chaussée... et mal.

samedi 22 septembre 2007

Japon - Tokyo (Odaiba, Ikebukuro)

Mise en route vers 11h pour l’île artificielle d’Odaiba. Nous commençons par prendre la JR Yamanote jusqu’à Shimbashi, puis le monorail Yurikamome qui traverse la baie en empruntant le Rainbow Bridge. De la cabine avant, on a une vue imprenable sur le paysage ; dommage que l’espèce de fog dû à la chaleur et à la pollution brouille les contours des bâtiments.
Premier arrêt au Tokyo Desks, qui borde l’unique plage de la ville et abrite un parc d’attractions Sega situé en intérieur. Le concept est étrange, mais je ne me plains pas : ici au moins, il y a la clim ! Le paiement des attractions se fait en chargeant le pass d’entrée à un distributeur – nous commençons à être des pros du concept. Pour faire plaisir à Hawk, je joue avec lui à House of Dead IV. Je crois d’abord à un bête jeu vidéo, mais c’est en réalité une attraction avec nacelle qui bouge et tourne. Le principe, bien sûr, reste celui bête et méchant du shoot’em up. Ça ne vaut pas le MIB d’Universal Studios mais je m’amuse beaucoup plus que prévu. Nous faisons néanmoins un score médiocre : 38% en kills et 52% en love (comment mesurent-ils ça, à notre synchro ?). Nous passons ensuite au Sky Cruising. Je m’attends à un film en 3D projeté devant une autre nacelle qui bouge, mais en réalité, c’est aussi un jeu et nous devons nous-mêmes diriger notre « vaisseau » à travers des canyons, dans des gorges, sous des arches etc. Je hurle de rire pendant que Hawk fait le plus gros du pilotage et que nous tendons tous deux désespérément les jambes en avant pour freiner. Très fun, vraiment.
Petit shopping dans le mall attenant. Je trouve les aimants réclamés par mon père hier au téléphone (ceux dont sa voisine lui a dit qu’on pouvait les acheter, je cite, « à Chakoucha » - pour Asakusa je présume). Puis nous mangeons sur la terrasse d’un autre Big Chef, face à la baie.
Après avoir pris quelques photos du bâtiment de Fuji Television, nous empruntons de nouveau le monorail jusqu’à la grande roue aux nacelles multicolores. Nous montons dans une rose, tout seuls bien qu’elle soit prévue pour six personnes car il n’y a pas beaucoup de monde. Ça tombe bien, on va encore pouvoir faire des polissonneries...
Nous rebroussons chemin, toujours en monorail, jusqu’à l’Oedo Monogatari Onsen, un parc d’attractions basé sur les plaisirs du bain traditionnel. Malheureusement, nous nous apercevons à l’entrée qu’il n’y a pas de bain mixte, et ça ne me dit vraiment rien qu’on le fasse chacun de notre côté. Hawk est sans doute déçu, mais il ne proteste pas (*heart* *heart* *heart*). Nous quittons Odaiba en nous exclamant sur la mocheté oppressante du sud-est de Tokyo, bien gris et morne comparé au reste de la ville. Je comprends maintenant pourquoi tous les guides touristiques ne parlent que des quartiers ouest, nord et centre.
Nous retournons à Ikebukuro Est. Passage infructueux au Toys’R’Us de Sunshine City : pas de Blythe, et le jeu Nana pour DS Lite est un jeu de simulation exclusivement en japonais. Pas plus de chance pour Hawk chez Bic Camera où le vendeur lui affirme que les jeux européens ne fonctionneront pas sur une console japonaise. Diantre, moi qui fantasmais déjà sur nos futurs duels acharnés de Super Mario…
Nous dînons chez Denny’s dont j’apprécie beaucoup la bouffe aux USA. Ici les plats sont assez différents, y compris ceux qui à première vue semblent calqués sur le menu américain. Ma Cobb salad, par exemple, contient en plus des ingrédients habituels des crevettes, des broccoli, des pois chiche et des morceaux de tortilla ( ?). Etrange mais bon. C’est un peu comme les fruits et les pâtisseries qui ont le même aspect mais pas du tout le même goût qu’en France : je me demande toujours si c’est parce que les Japonais ne savent pas copier les originaux ou parce qu’ils les adaptent volontairement au marché local. En dessert, je prends des pancakes surmontés de glace à la vanille et entourés de fruits frais. Ils font à peu près le cinquième de la taille des pancakes américains. Inutile de se demander pourquoi il y a tant d’obèses aux USA alors que les Japonais sont si minces.

jeudi 20 septembre 2007

Japon - Kyoto (Higashi Honganji), Tokyo (Ikebukuro)

Nous quittons le ryokan Heianbo ce matin. Avant notre départ de Kyoto, nous passons voir le Higashi-Honganji qui se trouve à 200 mètres de la gare et que je n’avais pas visité la dernière fois par flemme de me lever le jour où les trois autres y étaient allés. J’aurais peut-être dû, car là, deux des trois bâtiments sont en travaux et interdits au public, dont le Gojo qui est la plus grande structure en bois du monde. Nous devons également nous contenter de deux tampons sur les trois existants, snif. Mais pour une fois, Hawk en réussit un impeccable… et rate le second en m’écoutant quand je lui conseille de ne pas trop appuyer. Par ailleurs, nous arrivons juste à temps pour la fin de la messe bouddhiste célébrée dans le seul endroit ouvert au public. Môdits, nous sommes môdits. C’est incroyable le nombre de trucs fermés, en réfection ou tout simplement disparus sur lequel nous serons tombés pendant ce séjour.
Nous reprenons le Hikari pour Tokyo. Repas de bento dans le train, journal de la veille, nouveau record de Tetris en mode « attraper » et test des mini-jeux sur Super Mario. Le voyage passe assez vite, comme à l’aller.
Nous posons nos affaires au Kimi ryokan; cette fois, nous avons la chambre 307, juste à côté de celle de la semaine dernière. Puis nous repartons en quête de Doll’s Dream, un magasin du quartier censé vendre des Blythe. Le système d’adresse (3 chiffres qui se succèdent : le premier désigne le quartier, le second le bloc et le dernier l’emplacement exact à l’intérieur du bloc) ne simplifie pas le repérage sur plan. Une petite dame à qui je demande mon chemin nous entraîne jusqu’au koban (=poste de police) le plus proche. Là, on nous donne des indications précises, et en anglais même ! Mais quand nous arrivons au 5-16-2 Nishi Ikebukuro, nous trouvons devanture close : le jeudi est assez souvent le jour de fermeture des magasins, qui restent ouverts le dimanche au Japon. Nous sommes quand même assez fiers d’avoir pigé comment nous repérer.
Nous traversons la gare d'Ikebukuro pour la Xème fois et ressortons dans Seibu, un des plus grands magasins du Japon sinon d’Asie. Je fais quelques emplettes chez Muji (des gâteaux, une veste rétro, un bloc de rangement transparent pour les embellissements de scrap que je vais transporter à Bruxelles). Pas de Blythe, hélas, au rayon jouets, mais des Barbie collector qui valent le détour et que personne n'empêche Hawk de photographier. Nous faisons une pause gyoza/Coca sur le toit, au 9ème étage. La lune vient de se lever et c’est assez magique dans un registre urbain. Petit tour infructueux chez Loft et nous continuons en direction de Sunshine 60. Achats de mangas X chez Animate ; ça commence à nous faire une petite collection qui s’annonce bien lourde à ramener. Les pattes arrière tirent pas mal et nous sommes bien chargés ; nous rentrons donc au ryokan poser les paquets… Et là, en cherchant sur la carte le food court spécialisé dans les gyoza où nous espérons manger ce soir, nous nous apercevons qu’il se trouvait à 200 mètres d’Animate. Et c’est reparti dans l’autre sens !
Le Namjatown est une expérience ébouriffante. Il ne s’agit pas, comme cette saloperie de Lonely Planet le laissait supposer, d’un simple conglomérat de restaurants, mais d’un parc d’attractions en intérieur, avec boutiques de souvenirs et tout le tremblement. En plus nous arrivons à l’heure des dernières entrées, alors que ça commence à se désertifier. Après avoir payé nos 300 yens d’accès, nous fonçons dans un décor aux trois quarts éteint et limite fantomatique vers le corner Gyoza Stadium (il y en a un autre consacré aux glaces qui s’appelle Ice Cream Land !). Les vendeurs des différents stands nous interpellent au passage, chose que je déteste. En plus il n’y a pas une seule affiche en anglais. Nous hésitons un moment avant de choisir, un peu au hasard, un comptoir situé vers le milieu dont le vendeur ne nous a pas agressés. Le hasard fait bien les choses : des deux filles déjà assises là, l’une parle un anglais très correct. Elle nous explique les différents parfums et passe la commande pour nous. Les gyoza arrivent dans de petites barquettes en plastique ; nous les mangeons sur des tabourets miteux et ils sont bons à se damner. D’ailleurs nous reprenons une demi-douzaine de ceux à l’ail (qui va avoir une haleine méphitique pendant deux jours ?). En repartant, nous avons tout juste le temps d’acheter deux-trois bricoles dans une boutique, dont un porte-clés gyoza en peluche pour Joli Dragon. Toute l’expérience, vécue au pas de course, est totalement surréaliste.

mercredi 12 septembre 2007

Japon - arrivée à Tokyo (Ikebukuro)

J’avais fait en sorte de terminer tous mes préparatifs lundi soir, ménage compris, afin de partir cool mardi matin. C’était un bon calcul. Mais à mon arrivée à l’aéroport de T/H, le parking longue durée est plein. Je me gare un peu n’importe comment. Au moment d’aller chercher mon Travel Park, le comptoir est fermé. Je dois me résoudre à l’acheter chez Air France, 32 euros au lieu de 20. Glups. Ma bonne humeur en prend un léger coup dans l’aile. Je signale mon problème de place qui n’en est pas une au surveillant du parking ; il me dit de faire migrer ma Twingo vers le parking courte durée et qu’il validera mon Travel Park quand même. Je retourne au parking en courant ; mon sac à dos pèse plus lourd que prévu et je transpire déjà. Au final, une voiture s’en va juste comme je reprends la mienne et je récupère sa place.
Vol T/H-Paris sans histoires. Le transfert d’Orly à Roissy est facile (Orlyval + RER B jusqu’au terminus) mais long et chiant. A Charles de Gaulle, je retrouve Hawk à l’enregistrement. Il est déjà là depuis deux heures et il nous en reste trois à tuer avant l’embarquement. Les boutiques de l’aéroport sont nulles, que sont devenus les duty free d’antan ? J’achète quand même un tube de gommage Idealist d’Estée Lauder à 40 euros au lieu de 50, et hésite mais renonce à une palette de gloss Dior dans un étui en cuir rouge ravissant.
Nous embarquons dans un Boeing 777 de Japan Airlines, avion pas super grand (rangées de 9 places en classe éco) et à 90% rempli de Japonais comme pour nous rappeler que décidément, ce n’est pas la saison touristique en Asie. Nous sommes contre un hublot (que j’ai réquisitionné sans vergogne, prétextant mes difficultés à dormir en avion), pas trop mal placés donc mais avec toujours aussi peu de place pour les jambes. Le vol passe vite : le temps de dîner, de lire quelques magazines, puis je prends un somnifère et ferme les yeux. Le sommeil tarde à venir, mais je finis par en grappiller cinq heures environ - plus que je n'en espérais. Petit déjeuner façon brunch (omelette, fromage blanc, salade de fruits) et nous entamons déjà la descente vers Narita où, annonce le pilote, « il pleut ». Bon, c'est pas comme si on s'y attendait pas.
Dans l’aéroport, les choses s’enchaînent vite et bien. Nous récupérons nos bagages et échangeons nos vouchers contre deux Japan Rail Pass. Pendant que je fais les réservations pour le train de Kyoto dimanche, Hawk va changer de l’argent. Nous sommes pile à l’heure pour prendre le Narita Express suivant. Il ne va que jusqu’à Shinjuku, mais je préfère me taper une correspondance qu’attendre une heure et demie de plus dans l’aéroport.
Dans le train, nous nous trompons de compartiment et nous installons en première classe. Le contrôleur nous redirige vers la voiture voisine. Nous devrions être tout excités, mais la fatigue et la monotonie du trajet nous font somnoler. Je me souviens de ma déception lors de mon arrivée précédente, de cette totale absence de dépaysement que j’avais éprouvée – et qui avait été vite rattrapée par la suite. Le changement à Shinjuku se fait sans difficulté, nous prenons la Yamanote jusqu’à Ikebukuro. Au sortir de la gare, petit moment de flottement devant le carrefour. Cinq minutes à tournicoter, puis je retrouve la grande avenue à partir de laquelle je sais aller au Kimi Ryokan.
Nous avons la chambre 308 : catégorie medium, donc minuscule pour deux personnes (à peine quatre tatami), mais moins chère. Nous payons séparément, ce qui perturbe beaucoup la jeune fille de l’accueil apparemment pas super douée en calcul mental. Je suis contente de ne pas me retrouver dans la même chambre (la 205) ni au même étage que la dernière fois (je ne peux cependant pas m’empêcher d’y jeter un coup d’œil au passage). Nous profitons de l’absence des autres clients pour prendre une douche bien méritée et nécessaire après toutes ces heures de transports en commun. Puis nous ressortons faire un tour dans le quartier.
Le plan est de prendre des bento chez Tobu, puis de balader dans le reste du grand magasin et les petites rues voisines avant de rentrer manger au ryokan, dans la salle commune. L’estomac de Hawk ne l’entend pas de cette oreille, et nous sommes obligés d’intervertir les étapes 3 et 4 après avoir écourté la 2. Ça me fait un peu bizarre de me retrouver assise à cette table en bois mal fichue, à boire ce thé amer couleur de gazon. Ce n’est pas spécialement douloureux, et je ne suis en aucun cas nostalgique de mon premier voyage ; au contraire, je n’ai qu’une envie : « réécrire » par-dessus, le refaire de la bonne manière cette fois.
La balade nocturne dans Ikebukuro Ouest me permet de retrouver mes marques : le drugstore ouvert toute la nuit, le bar à sushi, le bon resto de soba… Nous rentrons vers 21h30, pas très tard mais nous sommes quand même un peu crevés. Chacun de son côté, nous faisons nos comptes et rédigeons nos premières impressions. Harmonie. Je prends un cachet pour dormir en pensant que sitôt la lumière éteinte, nous allons nous mettre à ronfler. Au lieu de ça, séance de galipettes fougueuses mais muettes pour cause de fenêtre ouverte et de cloisons archi-minces. Nous devons nous endormir vers 23h.
PS : Finalement, bien que le ciel soit couvert, nous n’avons pas reçu une seule goutte de pluie aujourd'hui. Pourvu que ça dure !

dimanche 15 mai 2005

Japon - Tokyo (Harajuku, Ikebukuro)


Journée « on finit le shopping ». Passage au Japanese Traditionnal Craft Center d’Ikebukuro. Puis direction Harakuju. Dans Takeshita Dori, je m’achète deux chapeaux : un Borsalino customisé et une casquette style Gavroche. Dans Omotesando, je trouve un T-shirt pour Attila à l’Oriental Bazar et je me laisse tenter par deux autres mini Blythe chez Kiddy Land.
Déjeuner dans un boui-boui en sous-sol (où on a très bien mangé, comme quoi…). Le temps hésité entre soleil et pluie mais nous retournons faire un tour au Meiji Jingu où sont en train de se célébrer plusieurs mariages traditionnels – dommage que l'Homme n’ait pas emporté son appareil photo. Les processions de petites dames en kimono et moines en hakama contrastent fortement avec les Lolita goths massées à l’entrée du parc.
Retour à Ikebukuro. Je file (seule) chez Animate où j’achète 2 art books de Ai Yazawa et Riyoko Ikeda. Fin du shopping à la CB, car il me reste à peine plus de mille yens en poche !
Dîner de nouveau au bar à sushi, où je goûte des sushi aux crevettes (cuites). Pas mauvais du tout, et la vue du poulpe cru ne me soulève plus le cœur.
En cherchant de quoi nous occuper demain, je feuillette des guides pour la première fois et réalise qu’il y a plein d’endroits que j’aurais aimé visiter si je m’y étais pris un peu plus tôt : le musée du Studio Ghibli (sur réservation seulement), le marché de Ueno (le week-end seulement) ou Tokyo Disneyland (il faut toute la journée et l'Homme doit retourner à Iwata à 14h). Plus Yokohama, le grand huit du Dome… Je saurai comment m’occuper si on revient un jour.
(Photo: lolitas goth en haut d'Omotesando)

mercredi 11 mai 2005

Japon - Tokyo (Harajuku, Ikebukuro)


Patrice et Ilona sont partis à Yokohama. Nous nous sommes levés tard er après un petit déjeuner délicieux (apple tea bread), nous nous sommes mis en quête d’un opticien. Près de la gare d’Ikebukuro, nous en avons trouvé un où personne ne parlait anglais. Laborieusement, j’ai réussi à m’expliquer et à comprendre 1/ qu’il était impossible de réparer mes lunettes 2/ que pour des lentilles de contact, il fallait une ordonnance. Par contre, l’employée proposait de me refaire une nouvelle paire. La mienne m’ayant coûté dans les 2000F à l’époque, j’appréhendais un peu le prix. Mais une fois de plus, la performance nipponne m’a épatée : pour 5 250 yens (environ 270F), j’ai récupéré une paire à ma vue, avec une monture très sympa et en une heure à peine. Qui dit mieux ?
Après un déjeuner rapide au ryokan avec l'Homme, nous nous séparons. Il part à l’Aïkikaï et je vais faire mon shopping. A Harakuju, je descends Takeshite Dori, rue piétonne bordée de boutique de djeûns qui est notamment le repère des Lolita goths, puis je pars explorer Kiddy Land. Au dernier étage, je trouve le rayon des Blythe : 8 ou 10 modèles différents + des mini + des tenues + des livres et de la papeterie, un vrai trésor ! Je choisis une blonde à cheveux courts en imper bleu clair et deux bouquins de Gina Garan.
Puis, pour cause de système digestif défaillant, je rentre vers 15h30 à Ikebukuro où je fais un massacre dans les depato. Je craque pour le Speedy 25 de Vuitton, que je n’arrête pas de voir au bras des Japonaises. Un peu plus de 71 000 yens avec les taxes, il faudra que je compare avec les prix français en rentrant.
Sur le chemin du retour au ryokan, je croise Patrice et Ilona. Nous buvons un thé puis repartons chez Tobu où je trouve 2 foulards Lulu Guinness qui ne sont probablement vendus qu’ici, et mes chaussures Vivienne Westwood à 21 000 yens au lieu de 30 000 au Daimaru de Kyoto ! Par contre il ne reste plus de noires dans ma pointure, donc je prends des beiges. Et j’ai claqué pratiquement tout mon budget shopping des vacances.

mardi 3 mai 2005

Japon - arrivée à Tokyo (Ikebukuro)


Je crois bien que c’est la première fois de ma vie que je mange des broccoli au petit déjeuner.
Lufthansa : bouffe 5/5, tout le reste 0/5. Outre les sièges riquiqui, il faisait hyper chaud et sec dans l’avion. Très très inconfortable. Et à l’arrivée, on nous annonce que la porte de la soute est bloquée, et qu’il faut donc attendre pour récupérer nos bagages que quelqu’un réussisse à l’ouvrir manuellement.
Mais ça y est : nous sommes au Japon ! Une nuit blanche dans les pattes, la gueule enfarinée et sans bagages, mais nous sommes au Japon :D
10h45 : bagages récupérés, liquide et Japan Rail Pass échangés. En attendant le train qui nous emmènera à Ikebukuro, nous sommes allés boire un verre dans un coffee shop appelé « La théière » ( !). Du moins, les autres boivent une bière et moi je les regarde car ici, on ne sert que du thé anglais (re !) ou bien du macha, mais froid. La fatigue commence à se faire sentir.
Première impression après une demi-journée passée ici : Tokyo est une ville décevante, sans le charme de Paris ou de Londres et sans l’énergie de New York. Mais c’est peut-être juste Ikebukuro. Nous nous sommes traînés lamentablement tout l’après-midi : déposé bagages au ryokan, mangé dans un delicatessen, repassé au ryokan pour prendre possession des chambres et nous doucher, baladé dans le grand magasin Seibu et rapidement renoncé car trop de chaleur et de fatigue. Dîner de plats tout prêts dans le lounge du ryokan et extinction des feux de bonne heure ; je crois que nous ne l’avons pas volé.
Change : 1000 € = 129 220 yens
3 nuits au ryokan = 11 500 yens
Un repas à emporter ou dans un petit resto = entre 800 et 1 200 yens en moyenne
(Photo: Ikebukuro ouest, prise par l'Homme)