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mardi 12 juin 2007

USA - Sedona, Phoenix (Arizona)

Au petit déjeuner, dans le resto du trading post où nous avons passé la nuit, nous côtoyons toute une bande de bikers qui font visiblement leur propre road trip. Hommes et femmes mélangés, à vue de nez personne de moins de 60 ans, et même une dame handicapée. Ils portent des T-shirts Harley de boutiques éparpillées à travers tout le pays et bavardent joyeusement devant leurs pancakes. Je les trouve géniaux. J’espère qu’à leur âge, je me taperai toujours ce genre de délire.
Nous reprenons la route. Le midi, nous faisons halte à Sedona, une petite ville adorable que nous avions visitée au pas de course il y a deux ans, pendant notre voyage organisé. Cette fois, nous nous y attardons trois bonnes heures. Nous mangeons sur la terrasse ombragée d’un restaurant, sous des brumisateurs qui luttent efficacement contre la chaleur sèche de l’Arizona. Mon wrap végétarien et sa salade de pâtes sont délicieux ; les buffalo burgers + frites de patates douces des autres ne semblent pas en reste. Estomac rempli, nous nous baladons dans les boutiques de la grande rue. Dans un magasin de souvenirs, un vendeur plus gay que gay confond le dodo d’Isa avec un flamant rose. Hum. J’achète des Converse revisitées avec un dragon de manga imprimé sur le côté, un carreau/dessous de plat sur lequel figure Kokopelli (personnage récurrent de la mythologie indienne), un torchon route 66 et un T-shirt Harley lacé dans le dos qui devrait plaire à mon chéri. Il est déjà tard quand nous repartons, et Junior veut voir des cactus. Nous suivons les indications données par un gentil monsieur du visitor center de Sedona mais ne trouvons pas vraiment Saguaro Forrest. Junior doit se contenter de poser à l’arrache sur le bord d’une route devant un cactus tout desséché et à moitié bouffé par les bestioles.
Vers 19h30, nous arrivons à notre motel de Phoenix. Grand, plutôt haut de gamme, avec des lits super hauts dans les chambres – je dois littéralement faire de l’escalade pour grimper dessus. Kris ayant repéré à proximité un grand mall qui ferme à 21h30, nous repartons aussitôt. Le problème quand on est 4, c’est qu’on ne veut jamais voir les mêmes magasins. Je réussis néanmoins à trouver un jeu Mario pour ma DS et, quelques minutes avant la fermeture, un Levis à $26.99. Les autres n’ont pas faim ; je me prends un truc à emporter chez un traiteur chinois et le mange dans notre chambre. Piscine pour les autres, internet pour moi : on ne change pas une recette gagnante.
(Photo: abords de Sedona)

dimanche 14 août 2005

USA - Montezuma Castle, Sedona, Grand Canyon (Arizona)


Bien dormi malgré le coup de fil de la réception vers 1h30 pour nous signaler l’arrivée du sac perdu d’Autre Moi. (« We arrive », a répondu Kris au téléphone. Si tout son anglais est comme ça, ça promet.) On était tous réveillés vers 5h (=14h pour nous). Du coup on a pu se préparer tranquillou et prendre notre temps pour déjeuner (très bons muffins à la myrtille, mais 380 calories pièce -> gloups !).
On a quitté l’hôtel à 7h30 avec notre guide, Frankie, un Américain à l’air assez rigolo, et le reste de notre groupe, beaucoup plus jeune qu’on ne s’y attendait. Le car est grand et très confortable, il ne fait pas trop chaud aujourd’hui : bref, ça commence bien ! :)
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Ce matin, visite de Montezuma Castle, une forteresse indienne taillée à même la roche (bof), puis de Sedona, un village d’artistes et de boutiques où nous avons fait un peu de shopping (chapeau de cow-boy pour moi et T-shirt « Sedona Choppers » façon HD pour Autre Moi) et mangé de très bons hot-dogs à l’arrache par manque de temps. Nous roulons maintenant vers le Grand Canyon à travers des paysages impressionnants.
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Je crois que je suis en train de faire une rechute. Mais dans le fond, peu m’importe la nature de l’émotion pourvu qu’elle soit intense. Et de ce côté-là, pendant qu’il pleut à l’horizontale contre les vitres, que nous sommes cernés par de grands pins maigres et sévères, et que le riff de sax de « Baker Street » résonne à fond dans mes oreilles – et bien, on peut dire que je suis servie.
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Tour en hélico au-dessus du Grand Canyon. Très sympa. Ce n’est pas trop mon type de paysage, mais je reconnais que c’est assez spectaculaire. J’ai pris beaucoup de photos que je trouverai sans doute dépourvues d’intérêt quand je les visionnerai à mon retour, mais bon. L’important, c’est de vivre des trucs ensemble.
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Je suppose que tout allait trop bien jusqu’ici ! Ce soir, pour le premier repas de groupe, nous avons été dans un Steak House. D’abord, j’étais crevée et je n’avais vraiment pas envie de parler avec le jeune couple de Bretons qui s’est retrouvé à notre table. Ensuite, il y avait un chanteur mexicain qui faisait des reprises de vieux tubes – un vrai carnage. J’ai rarement entendu quelqu’un chanter aussi faux. Et la façon dont il se dandinait… On a fini par en rire, pas très discrètement d’ailleurs. Le repas était franchement mauvais : au lieu d’une entrecôte, nous avons eu droit à un steak haché trop cuit, dégueu. Au retour d’une pause-clope avec Autre Moi et Junior, je suis allée aux toilettes, et quand j’en suis ressortie, tout le monde était en train de se trémousser sur « Let’s twist again ». J’aurais bien aimé avoir une photo de ma tête à ce moment. Bref. Une de ces soirées merdiques qui font les souvenirs hilarants avec le recul, je suppose.
(Photo: Grand Canyon)