Affichage des articles dont le libellé est musée Ghibli. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est musée Ghibli. Afficher tous les articles

vendredi 16 avril 2010

Japon - Tokyo (Mitaka, Shinjuku)


Aujourd'hui aussi, le réveil a été un peu difficile. L'avantage, c'est que nous avions déjà bien repéré le chemin jusqu'à Mitaka!

Je craignais que le Musée Ghibli m'emballe moins la deuxième fois, mais non. Même avec le plaisir de la découverte en moins, la visite reste un enchantement. Ca commence avec le ticket, qui est un morceau de pellicule originale d'un des films maison - donc, une pièce unique et collector! J'ai les mamies qui réparent l'avion dans "Porco Rosso", et Chouchou XXX. Ca continue avec le visionnage d'un petit film de 20 minutes qui n'est diffusé nulle part ailleurs. La dernière fois, c'était l'histoire d'un chiot perdu. Cette fois, ce n'est pas l'histoire du bébé chat-bus comme aurait voulu Chouchou, mais celle d'une fillette qui se promène dans la nature et se confronte à ses esprits. Ca joue beaucoup sur les sons, dont les hiragana correspondant apparaissent à l'écran, et bien qu'un peu dubitative au début, je me laisse vite charmer.

L'exposition permanente est toujours aussi sublime; elle me donne envie de poser mon sac et de m'installer là pour travailler (en virant les visiteurs parce que bon, faut pas déconner non plus). Malgré l'interdiction, je ne peux m'empêcher de prendre deux photos en douce pour en garder un souvenir. Quant à l'exposition temporaire, elle est cette fois consacrée à "Ponyo sur la falaise". J'en profite pour dessiner une statue debout dans un coin de la salle - pas pratique, mais je suis assez contente du résultat! Je ne me ruine pas chez Mamma Aiuto, la boutique où l'on trouve toujours plus ou moins les mêmes choses.

Puis nous retrouvons Marion, son père et sa soeur pour déjeuner au Straw Hat Café. Il n'y a presque pas de queue; mon sandwich au katsudon et mon strawberry shortcake sont à mourir, mon verre de rouge japonais se laisse boire volontiers, et nous passons un moment très agréable à discuter tous les cinq. Ca fera un chouette souvenir de voyage.

En début d'après-midi, nous repartons Chouchou et moi vers Shinjuku. Au Tokyo Metropolitan Government Building, nous trouvons enfin un office du tourisme et prenons les renseignements nécessaires pour nos futures excursions à Kamakura et au Mont Fuji.

Nous montons ensuite à l'observatoire du 45ème étage, depuis lequel la vue est tout de même moins belle que depuis le sommet de Sunshine City. Le passage couvert qui relie le gratte-ciel de la mairie à la station de métro est plein de SDF qui ont installé là un campement très bien rangé et presque d'autant plus choquant. Chacun a rassemblé ses affaires dans un rectangle propret, déroulé son sac de couchage bien parallèle ou perpendiculaire au sens de la circulation et posé son parapluie ouvert sur le sol - pour se protéger contre le vent, j'imagine. L'impression produite est très bizarre. J'hésite à prendre une photo puis décide, bêtement peut-être, que ce serait une atteinte à la dignité de ces gens de les ranger dans mes souvenirs de voyage au même titre que les animaux du zoo de Ueno.

Etape suivante: Sekaido, un magasin de 5 étages entièrement dédié aux beaux-arts. Trois rayons entiers rien que de textures de mangas: Chouchou manque devenir fou face à un tel choix. Nous faisons une pause chocolat chaud au Tully's voisin tandis que dehors se déchaîne une mini-tempête qui retourne les parapluies et trempe presque instantanément les Converse. Il fait vraiment froid, là. Ce soir, nous resterons au ryokan avec 3 demi-douzaines de gyoza, de la soupe miso et notre connexion internet fluctuante.

jeudi 15 avril 2010

Japon - Tokyo (Roppongi, Ikebukuro)


Ce matin, nous sommes hyper excités à l'idée de visiter (pour la 2ème fois) le musée du Studio Ghibli. Mais lorsque nous arrivons à Mitaka après un looong trajet dans un métro glacé de la Chuô Line, plus un trajet en navette avec un chauffeur mal aimable, l'employé ne jette qu'un coup d'oeil à nos billets avant de lâcher sur un ton sans appel:
- Ziss iz for toumorro.
Grand moment de solitude. Effectivement, j'avais demandé à Chouchou de réserver pour le premier jeudi de notre séjour, mais les billets mentionnaient juste "April the 16th"... et à aucun moment je n'ai calculé que ce n'était pas la date d'aujourd'hui.



Nous rebroussons chemin sous la pluie. Il est déjà 11h et la journée menace de partir en sucette. Aux grands maux les grands remèdes: nous basculons sur le programme de demain et filé vers Roppongi pour manger au Hard Rock Café et y faire quelques emplettes. Bilan des courses: une très belle veste en coton huilé aspect cuir pour Chouchou, un sweat noir et blanc à manches courtes et un shot glass Tokyo édition limitée pour moi. Dans le resto, la serveuse s'extasie sur Régis; elle a bon goût cette petite. En attendant notre commande, je dessine vite fait deux des guitares accrochées aux murs. Puis Chouchou se goinfre un BBQ bacon cheeseburger Chouchou tandis que je déguste délicatement ma Cobb salad - nous avons tendance à prendre toujours la même chose au HRC. En dessert, nous partageons un cheesecake - un vrai avec la croûte en Graham crackers et une sauce aux fraises subliiiiime - à partager. Burps. Un estomac plein et des oreilles qui résonnent encore de bon vieux rock = un moral de nouveau au beau fixe, contrairement à la météo.

Nous nous rendons ensuite au Musée Mori où a lieu une expo de jeunes artistes japonais intitulée Roppongi Crossing 2010. Non seulement c'est génial, mais on a le droit de prendre des photos de la plupart des oeuvres! J'apprécie particulièrement les arbres découpés par Teruya Yuken, avec une minutie époustouflante, dans des sacs de McDo ou de marques de luxe telles que Vuitton ou Prada. Au milieu de notre visite, nous avons la surprise de tomber sur Marion, son père et sa soeur. Puisqu'ils vont aussi au Musée Ghibli demain, nous nous donnons rendez-vous afin de déjeuner ensemble au Straw Hat Café.

Retour au ryokan pour déposer le shopping, puis direction Ikebukuro Est. Nous ne trouvons pas grand-chose chez Animate et en ressortons assez vite pour nous rendre à Namjatown. Ce parc d'amusement en intérieur, que nous avions traversé en coup de vent à l'heure de la fermeture en 2007, est un endroit hallucinant vu en plein jour et en activité. Quatre thèmes se partagent deux étages: les glaces, les desserts, les gyozas et... les massages. Quelque part au milieu de ce fouillis se trouve une sorte de couloir halloweenesque plein de squelettes, de pierres tombales et de jeux mécaniques tous plus lugubres les uns que les autres. Nous ouvrons des yeux ronds à tous les coins.

Chouchou s'offre une partie de jeu vidéo (un shoot'em up appelé "Time crisis") et moi un massage des pieds d'un quart d'heure, administré par un Japonais qui rigole derrière son masque. Chacun ses petits plaisirs. Notre choix d'échoppe de gyozas est moins heureux: je n'ai jamais mangé de raviolis japonais aussi mauvais, même en France! Je regrette très fort ceux à l'ail que nous avions dégustés en poussant des cris de bonheur la dernière fois.

dimanche 23 septembre 2007

Japon - Tokyo (Mitaka, Harajuku)

Aujourd'hui, la visite emblématique de ce voyage : celle du musée Ghibli, à Mitaka. Nous y allons en JR (Yamanote + Chûo, une ligne presque aussi compliquée que celles du métro londonien) et finissons à pied en longeant un canal étouffé par la végétation. Le ciel est gris et la température a beaucoup fraîchi depuis hier. C’est agréable mais je crains que la pluie ne tarde pas.
Nous entrons dans le musée à 11h30. L’endroit est totalement enchanteur, comme un décor de film de Miyazaki : de la verdure qui dégouline de la façade, des escaliers métallique en colimaçon qui jaillissent du bâtiment, un robot sur le toit, un Totoro géant au guichet de l’accueil… L’intérieur est encore mieux, plein de recoins et de trésors cachés.
Dès que nous avons fini de nous extasier sur nos billets d’entrée (chacun d’eux est une pièce unique, dans laquelle est inclus un morceaux de pellicule d’un des films maison), nous entreprenons d’explorer les lieux. Une salle du premier niveau démontre les différents procédés d’animation de manière fort ludique. Un petit cinéma projette un court métrage inédit d’un quart d’heure : les mésaventures d’un chiot perdu dans la ville. Au deuxième niveau, Hawk et moi sommes soufflés par la série de pièces qui retrace les étapes successives de la fabrication d’un anime. C’est un bordel créatif coloré et exubérant, mais au sein duquel chaque détail possède une signification. La petite expo consacrée à Boucle d’Or et aux 3 ours nous laisse perplexes : que viennent-ils ficher ici ? Au troisième niveau, Hawk rouspète parce que l’accès au chat-bus en peluche est réservé aux enfants de moins de dix ans. Il se rattrape à la boutique, en achetant le catalogue du musée et une tripotée de peluches à offrir ou à garder pour lui. Je craque aussi pour une boîte à biscuits, quelques pin’s/magnets/autocollants et un Totoro bleu à poil ras.
L’estomac dans les talons, nous nous dirigeons vers le restaurant Straw Hat Café. Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée. Dehors, la file d’attente est longue, mais elle avance vite (les Japonais ne traînent pas à table, ce n’est pas dans leur culture). Et puis l’intérieur est charmant et la bouffe délicieuse, même si mon tajine aurait mérité de mijoter plus longtemps. Le sandwich à la côtelette de porc panée de Hawk est crapuleusement bon. Quant au strawberry shortcake que je prends en dessert, je lui composerais bien une ode si j’étais poète. Sur le chemin du retour, nous jubilons. Le musée était au-dessus de nos attentes pourtant élevées ; nous avons adoré faire cette visite et partager notre émerveillement.
En arrivant à Harajuku, mon enthousiasme ne tarde pas à retomber. La foule particulièrement compacte en ce dimanche après-midi m’oppresse. Hawk prend de nouvelles photos des Lolita goths stationnées sur le pont du Meiju Jingu. Chez Kiddy Land, impossible de trouver un cadeau approprié pour Cahouète dont c’était l’anniversaire le 15. Morose, je décrète un retour vers Ikebukuro sans passer par la case Shinjuku. A la gare, nous prenons nos billets pour le Narita Express de mardi matin. Puis nous filons chez Seibu, au rayon enfants pour que j’achète une fringue pour Cahouète. Finalement, je me décide pour… un Totoro bleu tout doux que je lui offrirai avec le DVD français.
Au ryokan, nous admirons nos emplettes et les prenons en photo. Puis, histoire de nous détendre, nous réclamons l’ouverture du bain traditionnel à la japonaise. Il n’est pas si chaud que je le craignais, mais même débarrassée des planches qui la recouvrent, la baignoire est un peu juste pour deux. Nous y faisons trempette chacun son tour, l’un massant les épaules de l’autre assis dans l’eau. Evidemment, ça se termine en séance de galipettes mouillées.
Je mange dans la salle commune du ryokan le bento que je viens d’acheter chez Seibu, puis j’accompagne Hawk au bar à sushi voisin (où je prends quand même une assiette de tempura crevettes pour ne pas trop faire tâche). Le repas est un peu expédié car ça m’ennuie de squatter une place pour rien.