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samedi 2 mai 2009

Maroc - Marrakech


Levée à 5h30, glups! Chouchou m'accompagne courageusement en voiture à l'aéroport. Le premier vol Bruxelles-Madrid se déroule sans histoire; je passe le plus clair du temps à dormir. Par contre, une fois à Madrid, je m'aperçois que ma carte Visa ne se trouve pas à sa place habituelle dans mon portefeuille. En réfléchissant, je réalise que j'ai dû l'oublier hier dans le distributeur de la place Jourdan où j'ai retiré des sous à changer à mon arrivée. Légère panique. J'appelle Chouchou pour lui demander de faire opposition, mais il a pu s'en passer des choses ces 17 dernières heures... Au pire, je pense que mon assurance devrait me rembourser. J'essaie de ne pas me laisser gâcher mon début de vacances, mais pour une angoissée naturelle comme moi, ce n'est pas évident.

L'avion d'Iberia Airlines se pose à Marrakech à 12h20 heure locale (14h20 en France). Le contrôle des passeports s'éternise. Dans le hall des arrivées, je retrouve Majoub, le chauffeur de taxi envoyé par le riad, un adorable vieux monsieur à moitié édenté qui conduit une minuscule Fiat pourrie et répond gentiment à toutes les questions dont je le bombarde. Sur le chemin, les massifs de roses et les nombreux arbres fleuris qui bordent les remparts d'ocre rouge de la medina me font pousser des cris de ravissement et oublier ma contrariété. Il fait très beau et ce premier contact avec le Maroc me remplit d'excitation.

Le riad se trouve à l'intérieur de la medina (vieille ville). Nous nous garons sur une petite place devant la mosquée Bab Doukkala et remontons à pied un derb (venelle) désert, dont quelques maisons se sont écroulées et offrent un spectacle assez peu engageant. En revanche, le riad Sahara Nour lui-même est somptueux, une véritable oasis de fraîcheur et de beauté au milieu de cette décrépitude. Je fais la connaissance de Samira, la très gentille gouvernante, puis de François, le propriétaire. Je suis la première arrivée. N'osant pas me lancer seule et avec un plan plus que sommaire dans le dédale de la medina, je m'installe dans le patio pour boire un thé à la menthe, me vernir les orteils (tongues power!) et commencer à dessiner.

Valérie (3 enfants, habite un village près de Montpellier, bosse dans le service informatique d'une grande banque) me rejoint vers 19h. Je suis affamée et fais honneur au repas du soir: salades de tomates, de courgettes et d'aubergines, poisson grillé avec haricots et pommes vapeur, salade de bananes et d'oranges à la cannelle (!). Vers 21h30, je vais me coucher avec "Heart and soul", le dernier Maeve Binchy dont je comprends assez vite qu'il ne va pas m'emballer. Les autres filles ne sont toujours pas là: une a raté son avion et doit attendre le suivant, deux autres sont retardées jusqu'à... 5h du matin!

samedi 25 avril 2009

Hollande - Amsterdam


Notre arrivée hier soir fut assez mouvementée. Notre train avait plus de cinquante minutes de retard, ce qui nous a fait débarquer à Amsterdam Central vers 23h30 - alors que la propriétaire du Miauw Suites, le mini-hôtel où nous logeons, n'habite pas sur place et n'assure normalement l'accueil que jusqu'à 22h. Le tram que nous avions eu tant de mal à trouver a ignoré nos coups frénétiques sur sa porte vitrée et démarré sous notre nez. Finalement, nous avons dû prendre un taxi. Qui nous a facturé 15€ une course de 2 km, a roulé comme un dingue dans les petites rues à sens unique entre les canaux et manifesté la plus mauvaise foi du monde en prétendant que s'il ne trouvait pas, c'est parce que nous lui avions fourni un mauvais numéro. Mais tout s'est bien terminé, quoi que tardivement. Nous avons été ravis par notre jolie chambre blanche, son bouquet de roses fraîches, son superbe iMac et surtout son lit ultra-confortable. Ce qui ne m'a pas empêchée d'avoir beaucoup de mal à m'endormir: le quartier des 9 Rues est bruyant le vendredi soir.

C'est donc un peu dans le pâté que je me suis levée ce matin. Le temps de faire nos ablutions dans la minuscule salle de bain, de nous préparer et de prendre tout un tas de photos, nous quittons le Miauw Suites vers 10h30 et nous dirigeons vers le Buffet van Odette recommandé par Analik (notre hôtesse). Ce restaurant situé un peu plus haut le long des canaux est minuscule mais sympathique et doté d'une carte fort alléchante. Fidèle à son habitude, Chouchou joue la carte du sucré en se commandant un grand petit déjeuner accompagné d'une omelette tandis que je satisfais ma boulimie de salé avec un délicieux steak sandwich garni d'oignons grelots et de mayonnaise à la moutarde, puis une soupe à la tomate façon BLT, pleine de roquette, de petits bouts de bacon frit et de morceaux de parmesan. Miam. Je pense qu'après ça, on va pouvoir sauter le repas de midi.

Le ventre plein et l'humeur au beau fixe, nous entreprenons d'explorer le quartier bobo des 9 Rues sous un soleil radieux. Il regorge de boutiques spécialisées toutes plus craquantes les unes que les autres. Parmi les boulangers, les fromagers et les marchands de primeurs aux appétissantes vitrines se nichent de petits cafés devant lesquels s'alignent trois ou quatre tables garnies de petits vases de fleurs. Ici, j'aperçois un magasin qui ne vend que des boutons de toutes les tailles et de toutes les formes; là, un autre qui fait dans les lunettes vintage. Le roi de la tong voisine avec un designer d'étonnants sacs à main; quelques bouquinistes côtoient une échoppe poussiéreuse remplie de vinyles. Je fais une longue incursion dans une parfumerie très chic où j'admire sans rien acheter des produits de marques... françaises assez difficiles à trouver chez nous, puis m'arrête au What's cooking, petit magasin spécialisé dans les accessoires culinaires, pour faire l'emplette de quelques brols. Un peu plus loin, Chouchou déniche un grand carnet d'aquarelle de la collection Moleskine. Plus loin encore, à la place de Zinne et Minne censé être l'Eva Luna local, nous tombons sur un Coq Sportif. La boutique de déco indiquée Tangram sur mon plan a depuis pris le nom de Niels, mais j'y déniche quand même des gobelets Marimekko presque deux fois moins chers qu'en Scandinavie - pourquoi, mystère.

Nous attaquons ensuite le quart nord-est du Jordaan, de l'autre côté de la ceinture des canaux. Le fabricant d'articles en cuir sur mesure chez qui nous voulions nous renseigner pour un serre-taille et qui n'est ouvert au public que quelques heures par jour a décalé ses horaires en ce samedi et vient juste de fermer, damned! Une mésaventure similaire nous attend à l'adresse de Fun Frames: le spécialiste des cadres en tous genres a laissé la lace à... une poissonnerie. Qu'importe, le quartier est ravissant et il fait bon s'y promener en mitraillant les devantures des magasins ou les façades des traditionnelles maisons à pignons. Quelques minutes au Kitsch Kitchen, l'empire du plastique, me plongent dans une grande perplexité (et me font presque saigner les yeux). Chez Simon Léveldt, j'achète deux variétés de thé vert parfumé choisies à l'odeur.

Nous commençons à être fatigués et un peu chargés. En reprenant le chemin de l'hôtel, nous passons devant Westerkerk (mais Chouchou n'est pas motivé pour monter en haut du clocher) et devant la maison d'Anne Frank reconnaissable à sa longue file d'attente. Jamais il ne me viendrait à l'idée de faire le pied de grue et de payer pour aller visiter le placard où une pauvre gosse a passé les deux dernières années de sa vie à se cacher des Nazis; je trouve ça parfaitement morbide. J'ai lu le livre et c'est bien suffisant. Arrivés au Miauw Suites, nous découvrons que nos affaires ont déjà été déménagées dans la chambre noire où nous devons dormir cette nuit. Elle est bien moins jolie que la précédente et je suis un peu déçue. Enfin tant pis, nous n'allons pas y passer beaucoup de temps de toute façon.

Nous repartons en direction de l'intérieur de la ceintures des canaux, vers le centre plus moderne d'Amsterdam. Kalverstaart, que nous descendons en partant de la place du Dam, me fait penser à la rue Neuve avec ses enseignes identiques à celles de toutes les grandes villes occidentales. Rien de bien intéressant, à part un De Tuinen (chaîne de drogueries hollandaises ou j'avais acheté plein de savons style Lush il y a dix ans) où je déniche un gel douche citron-menthe à l'odeur agréablement tonique, un Douglas où je fais l'acquisition d'un liner-feutre noir et d'un vernis à ongles Malava et un Noa Noa (enseigne scandinave repérée à Copenhague en septembre dernier) où je trouve une jupe d'été blanche absolument géniale et même pas trop chère. Le repas de ce matin étant digéré depuis belle lurette, nous faisons halte dans une galerie commerçante pour nous sustenter. Installés à côté d'une baie vitrée qui donne sur le Singel, Chouchou engloutit un panini et moi un croque fromage-ananas avec du ketchup: trop bon!

Il est encore tôt lorsque nous ressortons. Comme nous avons déjà fait beaucoup de shopping, je propose à Chouchou une petite croisière sur les canaux. Coup de bol, une des nombreuses compagnies qui proposent ce divertissement traditionnel est installée à deux pas de là sur le Rokin. Re-coup de bol, un bateau se prépare justement à partir. Nous achetons très vite nos billets et montons à bord dans les derniers. Nous nous retrouvons devant, avec une guide française dont le groupe compose l'essentiel de la clientèle. Très vite, Chouchou se rapproche de l'ouverture qui tient lieu de porte pour prendre des photos sans être gêné par la vitre. Un peu crevée, je reste sagement assise à admirer les bâtisses que nous longeons et à écouter les explications qui les accompagnent. Nous remontons à travers le Jordaan en direction du bras de mer situé derrière la gare centrale qui sépare le nord et le sud d'Amsterdam. Après avoir longé le NEMO, musée en forme de bateau conçu par l'architecte du Centre Pompidou, et une reproduction de bateau marchand du XVIIIème siècle entièrement construite par des chômeurs volontaires, nous achevons la boucle en regagnant notre point de départ. L'ensemble a pris environ une heure et a eu le mérite de reposer nos jambes en mouvement ininterrompu depuis ce matin.

Il est 18h30 quand nous débarquons, et tous les magasins ou presque ont déjà fermé. Nous prenons la direction de Leidesplein à proximité duquel se trouve le Hard Rock Café. Dans la boutique attenante, la vendeuse flashe sur Régis et nous bombarde de questions sur lui; un bonmoment s'écoule avant que je réussisse à en placer une pour demander si le sweat zippé que je convoite est un modèle femme ou enfant. Au final, le M me va comme un gant et je l'embarque. L'unique magnet disponible est aussi énorme que hideux, et je ne peux me résoudre à l'acheter. Chouchou craque pour un T-shirt à manches longues hyper rock'n'roll. Il essaie aussi un blouson en cuir dont la coupe ne lui va pas et une sacoche qui me paraît manquer un peu de la sobriété nécessaire pour aller avec tout. Nous nous posons ensuite la question de savoir où dîner. Nous nous ferions bien une table de riz dans un resto indonésien, mais nous n'avons ni adresse ni réservation. Aussi optons-nous pour la solution de facilité: le Hard Rock Café. Nous attendons trois quarts d'heure au bar en matant des vidéos des années 80 et en sirotant des cocktails. Une des serveuses s'amuse à grimacer derrière moi pendant que Chouchou me prend en photo. J'espérais avoir une table dans la salle du haut; nous resterons finalement en bas, juste à côté du bar mais près de la baie vitrée qui donne sur les canaux. Ce qui n'est pas si mal du tout. Je commande une Cobb salad histoire d'avoir encore faim pour un dessert... Mais il n'y a plus d'apple cobbler ni de cheesecake: seulement des gâteaux hyper chocolatés ou des glaces. Tant pis, ça me fera toujours économiser quelques milliers de calories supplémentaires.

Nous reprenons à pied le chemin de l'hôtel, dans l'idée que je récupère mon blouson doublé pour me protéger contre le froid nocturne avant de poursuivre en direction du quartier rouge. Mais Chouchou n'est pas plus motivé que ça et la journée a déjà été longue. Bien qu'il ne soit que 22h, nous décidons de la terminer gentiment dans notre chambre.

vendredi 21 septembre 2007

Japon - Tokyo (Shibuya)

Nous rattrapons ce matin le câlin pas fait hier soir et avant-hier. Du coup, nous quittons le ryokan assez tard, vers 11h. Direction Shibuya, le quartier branché de Tokyo. Nous commençons par localiser Dogenzaka dite « colline aux love hotels ». Nous entrons et sortons d’une douzaine d’établissements avant de nous rendre à l’évidence : aucun d’eux ne propose les chambres délirantes dont nous avons tant entendu parler et sur lesquelles nous fantasmons depuis des mois. C’est tout juste si nous repérons, sur les panneaux d’affichage situés dans les halls, une chambre SM munie d’un chevalet rouge qui pourrait faire l’affaire. Dépités, nous décidons de repasser plus tard dans la journée et d’aviser à ce moment-là.
J’ai déjà faim. Nous cherchons un endroit où manger dans l’immeuble 109 femme, mais le choix ne nous satisfait pas et les boutiques aperçues depuis l’escalator ne m’inspirent guère. Je sens poindre un début de solide grogne. Heureusement, pas loin de là, nous tombons un peu par hasard sur un resto Big Chef qui propose des menus pas vraiment japonais mais comportant des légumes (ni confits ni marinés dans la saumure de surcroît). Xris prend une salade et moi un combo steak haché (qui a, étrangement, le goût des Grillados de mon enfance), riz parfumé et légumes ; c’est le monde à l’envers ! Enfin bon, comme d’habitude, j’en laisse et c’est lui qui finit mon assiette.
Nous nous mettons ensuite en quête d’un magasin des environs censé vendre des poupées Blythe. Sur le plan situé face à la gare de Shibuya (près de la statue de Hachiko le chien fidèle que j’ai fait photographier par Xris en hommage à Nana), nous repérons le quartier correspondant à l’adresse, Sarugaku-chô. Il est grand, loin et apparemment dépourvu de points de répère. Je décide d’y aller en taxi : c’est le meilleur moyen de ne pas se perdre, de ne pas crever de chaud en chemin (les rues de Shibuya grimpent pas mal), et puis ça fera une occasion de tester un nouveau moyen de transport. Par chance, les taxis sont légion de l'autre côté de la gare. Malgré une longue file d'attente, notre tour vient rapidement. Nous frôlons l’incident diplomatique lorsque j’empoigne vigoureusement, pour la refermer, la portière arrière automatique. Mais dix minutes plus tard, le chauffeur nous arrête devant une adorable boutique appelée Junie Moon. Coût de la course (apparemment, c’est un forfait, car le chiffre figurait sur la vitre) : à peine 650 yens. J’avais pourtant entendu dire que les taxis étaient chers à Tokyo… De joie, je fais des petits bonds sur le trottoir.
A l’intérieur de la boutique, des dizaines de Blythe customisées, toutes plus belles les unes que les autres, s’alignent le long des murs. Il y a aussi une foule de petits modèles, des vêtements, de la papeterie et la pièce de résistance : les grands modèles à vendre ! Ils sont au nombre de quatre : les deux vus à Kiddy Land dont je ne voulais pas, une jolie rousse à cheveux longs avec des vêtements sympas, baptisée Gentle River, et Prima Dolly, une minimaliste en maillot de bain avec une coupe au carré qui existe en plusieurs teintes de cheveux. J’embarque les deux dernières, plus deux petites (dont une que j’avais hésité à acheter à Kyoto et qui est ici soldée à – 50%), quelques vêtements et chaussures, un peu de papeterie, un bouquin de photos. Addition totale : 46.000 yens. Mais je ressors en gambadant : j’ai trouvé, j’ai trouvé, j’ai trouvé !
Nous regagnons à pied le secteur de la gare. Pause glouglou dans un café qui sert des fruits pressés, miam ! Mon jus d’oranges est délicieux et il descend tout seul dans mon pauvre petit gosier desséché. Dommage : une fumeuse attablée derrière nous nous empeste un peu avec sa clope. Au Japon, il n’y a pas d’interdiction de fumer dans les restos et les bars, et rarement deux salles séparées. C’est l’une des rares choses que je reproche à ce pays (avec la rareté des poubelles et des escalators dans les gares).
Poursuite du shopping chez Tower Records. Nous ne pouvons pas acheter de DVD qui passeraient en noir et blanc, voire pas du tout, chez nous, et je n’y connais malheureusement pas grand-chose en rock japonais à part X-Japan, donc pas de CD non plus. Mais au rayon librairie étrangère, Xris trouve un bouquin sur la déco zen, « Wabi-sabi », et moi un livre de photos de K. Tsuzuki, un artiste dont j’avais adoré « Tokyo : a certain style ».
Nous retournons à Dogenzaka. La seule chambre qui nous tentait vaguement est déjà occupée et le sera encore pendant une heure et demie. Aucune autre ne nous plaît. Nous décidons de capituler momentanément. Mais alors que nous redescendons vers la gare, nous tombons sur un autre grand magasin de CD/DVD avec un internet café à son sommet. Nous allons y boire un verre devant un PC. Nos recherches sur Google nous livrent la clé du mystère. Il ne reste pratiquement plus aucune chambre de love hotel farfelue ou extravagante sur Tokyo, en raison d’une loi assez récente qui veut que les établissements offrant des équipements de style « non indispensable à la fonction logement » soient classés en catégorie X et ne puissent occuper que certaines zones classées. Nous sommes déçus mais rassurés : non, nous n’avons pas mal préparé notre sortie ni manqué de flair dans le choix du quartier. Et puis ça nous évitera de chercher pour rien jusqu’à la fin du séjour.
Retour à Ikebukuro. Nous passons par le food court de Seibu pour acheter trois demi-douzaines des gyoza sublimes que Xris avait testés hier au goûter. Nous galérons un peu pour retrouver le bon stand parmi les dizaines d’autres de l’étage immense, mais quel plaisir ensuite de savourer nos ravioli japonais dans la salle commune du ryokan!

samedi 27 mai 2006

USA - San Francisco, New York (New York)


Levés de bonne heure pour aller visiter le Japanese Tea Garden avant de filer à l’aéroport. Petit dej au resto de l’hôtel et direction Japan Town… Où un portier nous apprend que les jardins se trouvent en réalité dans le Golden Gate Park – trop loin pour faire l’aller-retour + la visite dans le temps qui nous reste. Dépitée, je me retiens de hurler sur Kris qui n’a pas du tout vérifié où nous allions alors que c’est lui qui se charge des plans depuis le début. Mais évidemment, cette fois, c'est pour moi, donc ça n'a pas d'importance... I should have known better. Les autres vont marcher dans les rues derrière l’hôtel ; je remonte dans la chambre où je profite du calme pour appeler Captain.
Cette fois, c’est un chauffeur de taxi russe qui nous conduit à l’aéroport. 38 lbs pour mon sac rouge et 24 pour le noir ; pas étonnant que j’aie eu du mal à les trimballer ces deux dernières semaines. Je craignais de devoir payer un excédent de bagages, surtout sur un vol intérieur, mais non. L’employé d’United qui nous a pratiquement arraché nos sacs dans sa hâte de nous les faire enregistrer m’ayant dit que les repas étaient payants à bord de l’avion, nous déjeunons au food court avant d’embarquer. Je prends un chicken & veggie udon et, par association d’idées, réponds au texto de l'Homme qui me demande si je veux récupérer la table basse du salon, car on lui en a donné une autre. « Non merci. J’ai passé toutes ces dernières années à essayer de te convaincre de la changer. » Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer, vraiment. Le gag n°2, c’est qu’à peine installés dans l’avion, on nous sert l’apéro et un plateau-repas.
Le voyage de 5h30 passe relativement vite et sans encombre. A la sortie de l’aéroport, plusieurs pseudos dispatchers nous proposent la course pour Manhattan à un prix faramineux, alors qu’un yellow cab officiel prend $49 tout compris. Nous arrivons à notre hôtel (non loin du Chrysler Building) vers 23h heure locale. La chambre ne paye pas de mine et les deux lits se touchent presque ; ne parlons même pas de la salle de bain ! Couchés vers 00h15, mais parlé dans le noir pendant presque une heure.
(Photo: cable car et baie de San Francisco; au loin, Alcatraz)

mercredi 24 mai 2006

USA - Sequoia Park, San Francisco (Californie)


Petit dej frugal au motel de Three Rivers. Cette fois, nous laissons bel et bien la nature derrière nous. Dernier parc national : celui des séquoias géants. Je suis à moitié abrutie par le manque de sommeil, et les lacets de la route de montagne n’arrangent rien. Je descends quand même de la voiture pour visiter le musée devant lequel se tient la Sentinelle, et pour faire la petite marche qui conduit au General Sherman – le plus grand arbre du parc, donc probablement du monde. J’avoue que c’est assez impressionnant.
En début d’après-midi, faute de trouver le Subway que nous visons, nous nous rabattons sur un Taco Bell, ce qui permet à Autre Moi d’y manger enfin pour la première fois depuis 14 ans qu’elle vient aux USA. Moi, j’apprécie moyen. Je prends le volant pour la seconde moitié de la route. Paysage presque aussi chiant que dans le Wyoming, l’Idaho ou le Nevada, bien que dans un genre différent : ici, ce sont des prairies remplies de paille jaune. Petit arrêt au Harley Davidson de Los Baños. Ce n’était pas prévu au programme mais comment résister à un endroit dont le nom signifie « chiottes » en espagnol ?
Nous atteignons San Francisco en fin d’après-midi, au crépuscule. Mais à l’agence National de l’aéroport d’Oakland, on nous dit que nous sommes censés déposer PYP à l’autre aéroport international de SF, qui se trouve à l’extrémité opposée de la baie ! Dégoûtée, je refile le volant à Autre Moi (Junior se plaint d’un fort mal de dos). La traversée de la ville – Bay Bridge compris – est assez sportive, car les voitures roulent bien plus vite que les 50 mph autorisés. C’est pourtant sans trop d’encombres (juste un carré aux abords de San Bruno Ave) que nous arrivons au Rental Car Return. Après très exactement 3900 miles (env. 6240 kilomètres), nous abandonnons PYP et gagnons le centre de San Francisco entassés dans un taxi à la contenance surprenante : nos 5 sacs tiennent dans le coffre, et nous quatre serrés à l’intérieur avec le chauffeur. Celui-ci est pakistanais ; il roule à tombeau ouvert et ignore totalement l’usage du clignotant. Assise au milieu sur la banquette arrière, je n’ose pas regarder devant moi. Nous partons d’un fou-rire nerveux. Déjà l’an dernier, à Vegas, notre chauffeur de taxi avait failli nous tuer en grillant un feu rouge alors qu’il nous ramenait au Circus Circus…
Notre hôtel, un Holiday Inn, est très beau et très bien situé, sur Van Ness Avenue. Nous y arrivons à 21h passées. De la fenêtre de notre chambre, au 22ème étage, Autre Moi repère un resto chinois grâce à ses jumelles. Je descends avec Kris et elle pour chercher de quoi manger. Les portions que nous ramenons sont vraiment monstrueuses. Je n’arrive à manger que la moitié de ma soupe, à mon grand regret car elle est délicieuse et je déteste le gaspillage. Impossible d’aller faire un tour sur internet : le business center de l’hôtel ferme à 21h. Tant pis, ce sera pour demain.
(Photo: le General Sherman, à Sequoia Park)

mardi 16 août 2005

USA - Bryce Canyon, Zion, Las Vegas (Nevada)


Le ciel s’est enfin dégagé, hourra ! Après un petit dej’ buffet pantagruélique, nous avons mis le cap sur Bryce Canyon – le plus beau du genre, selon Autre Moi. Magnifique « dentelle » de roche dans un camaïeu de tons rougeâtres, très étonnant. On a pris un monde de photos et regagné le bus avec un quart d’heure de retard – mais je crois que Frankie s’est résigné à notre indiscipline car il n’a même pas râlé.
*
Pause déjeuner dans le parc naturel de Zion. Pour y accéder, nous sommes passés par un très long tunnel tout noir creusé à même la roche. De temps en temps, une ouverture ménagée sur le côté donnait une très brève et très spectaculaire vue sur les falaises de schiste rouge-brun – comme une diapo que le projectionniste passerait à toute allure. Un peu plus loin, aperçu deux bouquetins sur un sommet. Repas hamburger + vraie limonade dans un resto mormon clair et sympa (mais pas du goût du reste du groupe, qui passe son temps à se plaindre), puis agréable balade sur un sentier piéton qui conduisait à un petit cirque dans lequel coulait une cascade. Vers 13h30, départ pour Las Vegas et enfin récupéré le réseau des portables.
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Le lendemain, dans le bus. Vegas était à la fois fantastique et très décevant. Casinos et hôtels du Strip, grandioses de démesure et d’originalité, mais magasins, attractions et restos fermés très tôt. Comme disait une touriste qu’on a croisée : « For a city of sin, I find it pretty quiet ! ». J’ai beaucoup regretté de ne pas passer au moins une demi-journée de plus là-bas. J’aurais aimé faire du shopping, un tour de grand huit au New York, New York et peut-être voir le spectacle du Wynn, « Le rêve », qui avait l’air fabuleux (mais pas « Splash », bien que Frankie ait tout fait pour nous persuader d’y aller). Alors que là, on a tout juste eu le temps de faire le « tour by night » avec Frankie et le reste du groupe.
Quand on est rentrés à notre hôtel, le Circus Circus (plus de 4000 chambres !), le buffet était fermé ; il a fallu ressortir pour manger. Peu avant minuit, on a atterri dans un food court où on a tous dîné de poulet à l’orange + chow mein.
Ensuite on s’est refait le Strip à pied car Autre Moi voulait aller au Harley Davidson Café, mais le temps qu’on arrive, c’était fermé. Comme on avait déjà marché une heure et demie et que Marie et moi en avions plein les pattes, on a pris pour regagner l’hôtel un taxi qui a failli nous tuer en grillant un feu rouge – pas juste un peu brûlé, non, carrément carbonisé.
J’étais claquée ; j’ai laissé les trois autres se diriger vers le casino et je suis remontée dans la chambre, où je n’ai jamais trouvé l’interrupteur pour la lumière. (J’ai pourtant tout essayé, y compris frapper dans mes mains au cas où les lampes se seraient allumées au son.) Je ne dormais pas encore quand Autre Moi et Kris sont remontés après avoir rapidement perdu tous leurs sous. Coucher 2h30 – 3h pour un réveil à 6h. Dur.
(Photo: l'hôtel Bellagio et ses célèbres jets d'eau, à Las Vegas)