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lundi 22 mai 2006

USA - Las Vegas (Nevada)

Lever sans réveil, un peu plus tard que d’habitude. Petit dej au buffet de l’hôtel – tant de choses différentes et appétissantes qu’on regrette de n’avoir pas plusieurs estomacs pour toutes les goûter. Mise en route, doucement, vers 10h. Il n’y a de toute façon pas des masses d’endroits à visiter dans cette ville : les hôtels et centres commerciaux du Strip, et basta. J’aurais bien fait un tour sur le grand huit du New York New York mais personne ne semble motivé pour m’accompagner. Dommage.
Nous commençons par l’Aladdin, dans le Desert Passage. Bof bof. Peu de boutiques intéressantes à part un Origins où je fais le plein de produits de beauté 40% moins cher qu’en France. L’éclairage tamisé et le plafond/ciel en trompe-l’œil m’oppressent un peu. Nous continuons à écumer le côté est du Strip. La seule chose que j’achète, c’est un Levis à $44. Kris en prend aussi un qui lui va super bien – on déteste toutes ses fûts trop larges qui lui tombent sur les genoux. On saute le déjeuner mais mange des donuts (Krispy Kreme !!!) dans le mall du Venetian histoire de faire une pause. Puis on rentre à l’hôtel en monorail : $5 le ticket, vraiment ils abusent ! Je voudrais aller au Hard Rock Café mais c’est loin, tout le monde est fatigué et personne n’a envie de reprendre la voiture.
On se pose un petit moment dans la chambre. J’aimerais me connecter à internet pour poster sur mon blogue mais j’ai la flemme de chercher un poste dans le dédale du lobby de l’Excalibur et un peu peur de ce que ça pourrait coûter (plus de liquide et frais ATM astronomiques). Tant pis, j’attendrai Sequoia Park demain soir.
Après avoir dîné (chinois pour moi) au buffet de l’hôtel, nous repartons à pied vers Treasure Island qui propose paraît-il le plus beau spectacle du Strip : un combat entre deux bateaux pirate, kitchissime mais richement doté en effets spéciaux. Sur le chemin du retour, on s’arrête dans quelques casinos afin d’acheter des jetons de $1 pour Vaness, et on se fait une deuxième fois les jets d’eau du Bellagio (version différente de celle que j’ai vue hier soir). Arrivée à l’Excalibur, Junior monte se coucher. Autre Moi, Kris et moi allons boire un verre au Sherwood Bar. Un instant de panique au moment de payer, quand le serveur m’annonce le prix et que je comprends $70 au lieu de $17 ! En plus ma carte ne passe pas ; je n’ai pas de liquide et au final je dois emprunter $20 à Autre Moi alors que j’avais dit que j’offrais ma tournée.
Kris voudrait encore passer au Louxor ; Autre Moi et moi voulons aller dormir car demain, réveil à 6h30. Du coup il renonce et part un peu devant nous, comme s’il faisait la gueule. Et là, pour la première fois depuis qu’on se connaît, je m’accroche avec Autre Moi. C’est bref et sec. Nous nous couchons sans échanger d’autres paroles. Ces vacances ne m’ont rien appris que je ne savais déjà, mais la vie en communauté pendant presque un mois exacerbe toutes les failles de nos relations, à un point qui me blesse et me met en colère. J’ai hâte que ça se finisse – dommage car la dernière semaine, avec SF et NY, était ce qui m’intéressait le plus à la base.
(Photo: le Strip by night, à Las Vegas)

dimanche 21 mai 2006

USA - Bryce Canyon, Zion, Las Vegas (Nevada)

Petit déjeuner de french toasts surgelés réchauffés au micro-ondes dans la chambre. Pas le summum de la gastronomie. Un monde d’emballages vides qu’on va laisser derrière nous… On prend la route après avoir vérifié la pression des pneus. Passage par Zion (et son fameux tunnel) qu’on avait déjà visité l’an dernier. On sort enfin de l’Utah, où la bouffe et l’essence sont hors de prix, et on traverse un petit coin de l’Arizona. Arrêt déjeuner au Subway de St-George où je me colle de la sauce marinara sur toute la figure et dois finir mes boulettes avec les doigts. Très élégant.
Je conduis pour la seconde moitié du trajet qui doit s’achever à Las Vegas. Sur la freeway, nous dépassons les 100°F (=40°C). J’ai un peu peur à l’idée de me paumer dans la ville, mais l’entrée du parking de notre hôtel se trouve juste à la sortie de l’autoroute. Nous laissons la Malibu au voiturier, les sacs au bagagiste et partons à l’enregistrement. Outrée de découvrir que l’on doit payer un forfait de $1/jour pour les communications locales (gratuites aux USA) et ce, même si on n’utilise pas le téléphone. L’Excalibur est bien placé (à une extrémité du Strip) mais très bruyant. Après avoir pris possession de la chambre, au 25ème étage de la tour II, et récupéré les bagages, nous partons à pied faire un premier tour d’horizon.
Au M&M’s World, j’achète des cadeaux pour mes neveux. Au Coca-Cola World, rien du tout car l’endroit est assez décevant, même pour Autre Moi qui est fan de la marque. Un vendeur de tours en hélico au-dessus du Grand Canyon nous apostrophe en nous appelant « Charlie & his angels ». On pousse un peu plus loin sur le Strip, repasse à l’Excalibur poser les sacs de shopping et va dîner au Harley Davidson Café. Autre Moi, Kris et moi prenons des cocktails délicieux, ce qui donne à Junior l’occasion de faire une chouette photo de nous trois. Le repas n’est pas mal du tout non plus, bien que beaucoup trop copieux pour changer un peu. La saucisse du hot-dog d’Autre Moi doit bien faire 30 centimètres de long ; nous la surnommons Rocco.
Nous allons ensuite à l’hôtel Paris pour jouer avec les machines à sous. Cette activité répétitive ne m’intéresse guère et me donne rapidement mal aux yeux. Retour à l’hôtel à pied et en solo. Dans le fond, ça ne me dérange pas. Marcher seule dans une grande ville étrangère, c’est sans doute l’une des choses que je préfère au monde : me perdre dans la foule, devenir anonyme… Je m’arrête devant le Bellagio pour admirer le spectacle de jets d’eau. Arrivée à l’Excalibur, je me douche et me mets au lit les rideaux ouverts pour m’endormir avec les lumières de Las Vegas.
LA PHRASE DU JOUR (prononcée par Autre Moi sur le ton réjoui de la fille qui sait qu’elle en sort une bien bonne) : « Tu couines, Marie ! »
(Photo: l'hôtel Excalibur à Las Vegas)

mardi 16 août 2005

USA - Bryce Canyon, Zion, Las Vegas (Nevada)


Le ciel s’est enfin dégagé, hourra ! Après un petit dej’ buffet pantagruélique, nous avons mis le cap sur Bryce Canyon – le plus beau du genre, selon Autre Moi. Magnifique « dentelle » de roche dans un camaïeu de tons rougeâtres, très étonnant. On a pris un monde de photos et regagné le bus avec un quart d’heure de retard – mais je crois que Frankie s’est résigné à notre indiscipline car il n’a même pas râlé.
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Pause déjeuner dans le parc naturel de Zion. Pour y accéder, nous sommes passés par un très long tunnel tout noir creusé à même la roche. De temps en temps, une ouverture ménagée sur le côté donnait une très brève et très spectaculaire vue sur les falaises de schiste rouge-brun – comme une diapo que le projectionniste passerait à toute allure. Un peu plus loin, aperçu deux bouquetins sur un sommet. Repas hamburger + vraie limonade dans un resto mormon clair et sympa (mais pas du goût du reste du groupe, qui passe son temps à se plaindre), puis agréable balade sur un sentier piéton qui conduisait à un petit cirque dans lequel coulait une cascade. Vers 13h30, départ pour Las Vegas et enfin récupéré le réseau des portables.
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Le lendemain, dans le bus. Vegas était à la fois fantastique et très décevant. Casinos et hôtels du Strip, grandioses de démesure et d’originalité, mais magasins, attractions et restos fermés très tôt. Comme disait une touriste qu’on a croisée : « For a city of sin, I find it pretty quiet ! ». J’ai beaucoup regretté de ne pas passer au moins une demi-journée de plus là-bas. J’aurais aimé faire du shopping, un tour de grand huit au New York, New York et peut-être voir le spectacle du Wynn, « Le rêve », qui avait l’air fabuleux (mais pas « Splash », bien que Frankie ait tout fait pour nous persuader d’y aller). Alors que là, on a tout juste eu le temps de faire le « tour by night » avec Frankie et le reste du groupe.
Quand on est rentrés à notre hôtel, le Circus Circus (plus de 4000 chambres !), le buffet était fermé ; il a fallu ressortir pour manger. Peu avant minuit, on a atterri dans un food court où on a tous dîné de poulet à l’orange + chow mein.
Ensuite on s’est refait le Strip à pied car Autre Moi voulait aller au Harley Davidson Café, mais le temps qu’on arrive, c’était fermé. Comme on avait déjà marché une heure et demie et que Marie et moi en avions plein les pattes, on a pris pour regagner l’hôtel un taxi qui a failli nous tuer en grillant un feu rouge – pas juste un peu brûlé, non, carrément carbonisé.
J’étais claquée ; j’ai laissé les trois autres se diriger vers le casino et je suis remontée dans la chambre, où je n’ai jamais trouvé l’interrupteur pour la lumière. (J’ai pourtant tout essayé, y compris frapper dans mes mains au cas où les lampes se seraient allumées au son.) Je ne dormais pas encore quand Autre Moi et Kris sont remontés après avoir rapidement perdu tous leurs sous. Coucher 2h30 – 3h pour un réveil à 6h. Dur.
(Photo: l'hôtel Bellagio et ses célèbres jets d'eau, à Las Vegas)